15.01.2006

L'île Soeur, suite

Salam,
après une bonne nuit de sommeil et un repos bien mérité, voici le deuxième jour sous le ciel mauricien ( balaclavien, plus précisément ). Présentation rapide des lieux : la plage est occupée par les hôtels ( La Plantation, du groupe Apavou, l'Oberoi ( "Luxury redefined" : c'est pas le nom du groupe, juste son slogan ou sous-titre si vous préférez ), le Méridien, etc...
Bref, rien que de normal sous le soleil mauricien, me direz-vous. Et vous auriez totalement raison. Le 25 décembre à Maurice, Balaclava, ressemble à tous les 25 décembre sous les tropiques. Chaud, humide, et plus si affinités.
Que dire sur ce deuxième jour dont je ne me souviens déjà plus n'étaient-ce les notes que j'ai prises dans un cahier que j'avais ramené de la Réunion ? Rien. C'est ça, rien. Bête journée à Balaclava, morne plaine.
Ah oui, pour ceux qui ne situeraient pas : Balaclava se situe entre Port-Louis au sud et Grand-Baie au nord, à environ 20 minutes chrono de la capitale mauricienne.
Salam
Nazir

12.01.2006

De retour de l'Ile Soeur

Salam,
je vais vous livrer le long des lignes qui vont suivre quelques impressions sur l'Ile Soeur - Maurice pour les non-initiés - après un séjour de dix jours là-bas du 24 décembre au 4 janvier.
Arrivée à l'aéroport ce samedi 24 décembre à midi et des poussières : le personnel de bord ( l'hôtesse ) ne nous avait pas distribué, comme c'est souvent le cas, les fameux petits papiers "Embarquement-débarquement". Nous dûmes donc remplir les précieux sésames avant de passer la police. Quant à moi, ayant récupéré un des précieux feuillets dont se délectera quelque fonctionnaire curieux de connaître plus en détail la vie des quidams qui s'amusent à fouler sa terre ( ouf ! ), je me dirigeai vers un des passages en demandant fort humblement ( vous me connaissez ) à l'un des fonctionnaires ci-présent si je pouvais m'installer à son guichet afin de remplir ma précieuse fichounette. Réponse agacée du fonctionnaire ainsi perturbé dans son attente pathétique d'un hypothétique voyageur ( étant placé là où il était, il devait avoir bien peu de personnes à contrôler. C'est un euphémisme vu la cinquantaine de voyageurs que nous étions à bord du bi-moteur à hélices, le célèbre ATR-42 ) : "Faire vite, éna d'autre di moune qui attendait !"
Moi ( audacieux en diable, comme chacun sait ) : "On ne nous a pas donné les fiches dans l'avion !"
Vu la mine du gars, j'aurais dû y réfléchir à deux fois avant de lui faire cette réponse. Car son petit commentaire suivant fut d'une finesse infinie. J'avais eu le malheur de mettre "sans" à la ligne "Profession". Après réflexion, je pense que j'aurais dû mettre "Chercheur en connerie humaine". Lui, vainqueur à bon compte d'un adversaire facile à humilier : "Ah, oune touche RMI... etc"
Mon contact avec l'Ile Soeur, après presque 7 ans d'absence, commençait on ne peut mieux.

25.09.2005

Changement et permanence

Salam,
ce monde est fait de changement et de permanence. Nous avons besoin de l'un et de l'autre pour exister.
Au moment où vous lisez cette phrase, vous êtes ( nous sommes ) en train de vous déplacer à la vitesse de 600 000 km/h à travers la galaxie. Vous n'y pouvez rien, c'est comme ça, c'est la course du système solaire autour du centre de la Voie Lactée.
En même temps, cet arbre, ce poteau ou ce bureau que vous apercevez vous apparaît parfaitement immobile, et c'est tant mieux !
Certes, nous avons l'illusion que tout est parfaitement immobile : la montagne n'a pas bougé depuis tout à l'heure, ni la rue. En effet, ces repères nous semblent fixes, à notre échelle. Et pourtant, tout est en mouvement ! Seulement, les échelles dans lesquelles ces mouvements s'inscrivent ( la rotation de la terre sur elle-même, sa course autour du soleil, la course de l'ensemble des planètes et du soleil autour du centre de la galaxie ) sont si gigantesques qu'il nous est impossible de nous en rendre compte.
Dire que "cet arbre bouge" n'a en effet aucun sens si on prend comme indice de mouvement le déplacement de cet arbre de son point d'ancrage ( ou plutôt d'enracinement ) vers un autre point situé par exemple à cent mètres de là.
Pourtant, il se déplace autour du soleil comme tout ce qui se trouve sur terre ( vous, moi, le poteau ).
La permanence, disais-je, nous est aussi nécessaire : sans elle, il nous serait impossible de construire nos maisons, d'écrire, de...vivre. Même si la vie est mouvement : une vie sans mouvement est condamnée à plus ou moins long terme. Ainsi, les gens de la caverne ( dans la sourate de La Caverne ) sont retournés sur le côté droit et le côté gauche ( par un ? ou des anges ) durant leur sommeil pour justement éviter le contact prolongé avec le sol de la caverne, qui les ferait moisir ( il n'y a pas QUE cette explication-là bien sûr, pour les autres, je vous laisse chercher ).
Enfin, j'espère ne pas trop vous avoir embrouillé les idées ( indice de cerveau actif, car un cerveau inactif est, lui aussi, en péril ) et vous souhaite bon voyage à travers les étoiles !
Salam
Nazir