15.12.2007

On est bien peu de choses...

Pourquoi je me foutrais de toi ? Après tout, on ne se connaît pas. On ne se connaîtra même sans doute jamais. Jamais à fond. Car tout est superficiel, en ce monde : nos vies, malgré toute l’intensité qu’on peut y mettre, même si nous y mettons toute notre âme (éternelle, elle), sont bien (dé)limitées. Alors si l’âme est éternelle, c’est effectivement pour que nous la préparions pour cet Au-Delà auquel elle est appelée : un Au-Delà où elle sera ou tourmentée, ou traitée avec tous les égards, selon ce qu’elle aura accompli… ici-bas (qui est éphémère).

« On est bien peu de choses
et mon amie la rose me l'a dit ce matin

A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
heureuse et amoureuse
au rayon du soleil, me suis fermée la nuit, me suis réveillée vieillie

Pourtant j'étais très belle, oui j'étais la plus belle des fleurs de ton jardin.

On est bien peu de choses
et mon amie la rose me l'a dit ce matin

Vois le Dieu qui m'a faite, m’a fait courber la tête et je sens que je tombe et je sens que je tombe, mon coeur est presque nu, j'ai le pied dans la tombe, déjà je ne suis plus.

Tu m'admirais hier et je serai poussière pour toujours demain.

On est bien peu de choses
et mon amie la rose est morte ce matin

La lune cette nuit a veillé mon amie, moi en rêve j'ai vu éblouissant émue son âme qui dansait bien au-delà des nues et qui me souriait.

Crois celui qui veut croire, moi j'ai besoin d' espoir sinon je ne suis rien

On est bien peu de choses et mon amie la rose me l'a dit ce matin. »

Chanson de Françoise Hardy reprise par Natacha Atlas

16.06.2007

Say it right, dear Nelly

Salam,
j'admire les gens qui vous disent que, pour eux, internet n'a plus de secrets. Parce que franchement, pour moi, le net reste encore aussi inaccessible et mystérieux que la forêt vierge pour un néophyte (et pardon pour les épiphytes : allez regarder dans le dico, bande d'ignares !). Je m'explique : vous voulez écouter de la radio, par exemple (oh là là ! Quelle idée bizarre !). Je sais pas, moi, mettons une radio britannique, par exemple (de plus en plus bizarre, ce mec...). Vous, confiant, certain que votre merveille de machine va vous brancher en un ou deux clics (3, allez, soyons magnanime envers la haute technologie) sur une radio que vous allez pouvoir écouter en continu, histoire de vous détendre sur les derniers airs à la mode et d'approfondir votre anglais, pourquoi pas... Eh bin, détrompez-vous ! Détrompe-toi, naïf utilisateur de la toile ! Si tu veux accéder à cette p... de b... de radio de m..., il te faudra des connaissances en informatique (ça change tout le temps, ces affaires-là, n'est-ce pas ?) dignes d'un ingénieur des meilleures écoles (le M.I.T ferait tout juste l'affaire) : et que ton lecteur n'est pas compatible, et que la p... de radio est payante, et que clic, clic et re-clic, et rien n'y fait : mes écouteurs restent désespérément silencieux, d'un calme, mais d'un calme... reposant. Juste ce qu'il me fallait pour me détendre, tiens !
Salam
Nazir

11.04.2007

Mi plante chouchou...

Salam,
y a-t-il un salut ( musical s'entend) ailleurs que chez Mika ( le libano-américain) et l'autre déjanté qui chante torse nu, là... Vous l'avez vu à Taratata chez Nagui et aux Victoires ( avec Nagui - décidément - et Drucker). Bref. Quand vous aurez retrouvé de qui il s'agit, faites-le moi savoir.
Parce que franchement, si j'aime assez Diam's quand elle descend Sarko, j'apprécie moins ses duos, un peu lourdingues faut l'avouer. D'ailleurs, Obispo et Fatal Bazooka ne s'y sont pas trompés, qui l'ont pastichée grave.
Y avait un pastiche local pas mal aussi de "Fous ta cagoule" qui commençait par "Mi vend' chouchou... Tous les matins marché forain mi vend' chouchou..." que j'avais entendu sur RJL je crois y a deux semaines de ça et que j'ai plus du tout entendu depuis. Dommage. C'était vraiment marrant. Ils ont subi des pressions, à RJL, ou quoi ?
Sinon, bin, j'aime bien les deux ou trois chansons que j'entends actuellement et dont je n'ai aucune idée ni du titre ni de l'interprète. Ca fait passer le temps. En ces temps où ça traîne tellement qu'on se demande si quelqu'un n'a pas appuyé sur "pause" et oublié de rappuyer sur "play", que la radio nous aide à "faire passer le temps", c'est déjà pas mal, même si ça pourrait être mieux.
Salam
Nazir

P.S : Mourir malin
Optimisez vos droits de succession.
Ayez le réflexe cimetière provisionnel.

Epice de loin
Le Jésus indien est né dans une crèche entre un bœuf et un nan gris.

La bosse des maths
Un jeune autiste a encore fait pi au lit.

15:25 Publié dans Folie ordinaire, sur www.au-poil.com, allez jeter un oeil, plutôt marrant.

07.01.2007

Le beat est bon

Nom du titre : Marly-Gomont
Interprété par : Kamini
Année : 2006

Paroles de Marly-Gomont

Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Ces p’tits patelins paumés pour qui personne n’a jamais rappé,
Même pas un flow,
Ces p’tits patelins paumés que même la France elle sait pas qu’ils sont là chez elle,
Les p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault *sanglots*

J’m’appelle Kamini,
J’ viens pas de la Téci,
J’viens d’un p’tit village qui s’appelle Marly Gomont,
Alors qu’on monte sur le beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da din,

A Marly Gomont, y’a pas d’béton,
65 ans la moyenne d’âge dans les environs,
1 terrain d’tennis, 1 terrain de basket,
3 jeunes dans l’village donc pour jouer c’est pas chouette,
J’viens d’un village paumé dans l’Aisne, en Picardie,
Facilement , 95 % de vaches, 7 % d’habitants, et parmi eux,
Une seule famille de noirs, fallait qu’ce soit la mienne, putain un vrai cauchemar.
J’ai dit à mon père
« On aurait pu aller s’installer à Moscou, non? On aurait pas trop été dépayser par la température et ni par les gens ».
Il m’a répondu : « hé et comment ça, mais tu te moques de moi toi, mais ça va aller hein »
Tu parles, j’avais 6 ans, premier jour d’école et ben j’ai chialé à cause d’ces p’tits cons là bas, t’sais comment y m’ appelait ? « Hé bamboula, Hé Petito, Hé Bamboula, Hé l’Noiraude hé ».
Dans la bouche des enfants, réside bien souvent la vérité des parents.

Refrain x2

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont

Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.

A Marly Gaumont, les gens y parlent pas verlan,
« Y parlent à l’endroit comme ça, c’est ben suffisant » *accent Chti*
Des fois y t’aiment bien
« J’aime pas les arabes hein, J’aime pas les Noirs, mais toi j’t’aime bien, même si t’es Noir »
D’temps en temps, y font d’la politique aussi, avec plein de philosophie.
« D’façon moi j’dis, tous des pourris hein».
Dans les p’tits patelins, faut pas être cardiaque, ah ouais sinon t’es mal,
Faut traverser vingt village en tout 50 bornes pour trouver un hôpital que dale,
Là bas y’a rien c’est les patures.
Des fois y’a un match de foot le dimanche.
Le stade c’est une pâture, sur lequel les lignes sont tracées, les buts sont montés et les filets et dans l’équipe du coin,
Y’a toujours un mec qui s’fait surnommer Kéké « Allez Kéké, Allez Kéké »
Si c’est pas Kéké dans l’équipe d’en face, y’a toujours un mec qui s’appelle Biquette « Allez Biquette, allez biquette »

Une journée type dans l’coin, le facteur, un tracteur et rien... 'fin si une vache d’temps en temps

Refrain x2 :

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont

Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures.

Et à l’école maternelle, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’collège, j’étais l’seul black,
Et dans l’putain d’lycée, j’étais l’seul black,
De la maternelle au lycée, toujours autant d’claques
Qui s’perdaient dans la nature ou dans la raison,
Papa m’disait toujours « c’est bien, faut pas s’battre, hein fiston »
Mais moi j’voulais m’revolter, mais là bas, y’a rien à cramer
Y’a qu’un bus pour le lycée, c’est l’même pour le centre aéré,
Pas la peine d’aller bruler, l’ voiture du voisin,
Les gens y z’en ont pas, y z’ont tous des mobylettes,
En plus el’ boulangerie, elle est à 8 kilomètres,
8 kilomètres tout les matins à mobylette.
Il est parti où Vincent, il est parti en catimini ?
Ah ben non, pas de ça chez nous hein, l’parti en mobylette hein.
Parti en mobylette hein, l’métro des p’tits patelins,
C’est l’ beat hein, le beat hein qui fait Ta da da da din,

Dédicacé à tous ceux qui viennent des p’tits patelins,
Les p’tits patelins paumés où c’est la misère
Là où ya rien à faire là où tout est ferme,
Ces p’tits patelins paumés que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault *sanglots*

Refrain x4 :

J’viens pas d’la cité,
Mais le beat est bon,
J’viens pas d’Panam,
Mais d’Marly Gaumont

Y’a pas d’bitume là bas,
C’est qu’des pâtures,
mais c’là n’empêche que j’ai croisé pas mal d’ordures