19.11.2005
Joël, Dolène et les autres
Salam,
tout à l'heure en allant récupérer Nabil à l'école, je suis tombé sur deux anciens camarades de lycée : Joël, dans la classe de qui j'étais pendant un mois ( 1ère S ), et Dolène, avec qui j'étais le reste de l'année en 1ère L, au lycée Antoine Roussin.
Joël travaille temporairement ( remplacement ? ) à l'école de la Gare et fait cours pour les grandes sections. Quant à Dolène, je ne sais pas ( elle ne m'a pas dit, et je ne lui ai pas demandé ). En tous cas, ça m'a vraiment fait plaisir de les revoir tous les deux. D'échanger quelques mots avec eux. De ré-entendre leur voix. En 10 ans, on ne peut pas dire qu'on se soit beaucoup vus ( j'avais revu Joël à une ou deux occasions, pas plus, et qui plus est "par hasard" ), quant à Dolène... elle avait oublié mon prénom, j'avais oublié le sien aussi.
C'est comme cette dernière fois où en allant acheter du pain à l'Ambassadeur ( la boulangerie en face de la mairie ), la serveuse m'a reconnu alors que moi... Elle était, figurez-vous, en primaire ( CE2 ou CM1 ) avec moi à l'école Henri Lapierre, c'est dire ! Elle m'a redit son prénom, mais je l'ai déjà oublié !
Toutes ces rencontres tardives, comme je les apprécie ! Surtout quand ce n'est pas tel con dans la classe de qui on était sur qui l'on tombe ! Non, tous ceux que je revois par hasard ou plutôt comme par enchantement, je les retrouve toutes ces années après comme je les ai connus : ils n'ont pas changé. Et ce n'est pas pour me déplaire.
A Saint-Louis, ce vendredi 18 novembre 2005
Nazir
13:31 Publié dans Les amis, les miens... mais aussi les vôtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2005
A un ami d'enfance
Salam,
cela fera 5 jours ce mardi depuis que la maman d'Ibrahim est décédée. C'est ce mardi après namaz zohar que j'ai enfin échangé quelques mots avec lui.
Je ne savais pas quoi lui dire. Je lui ai dit des choses banales, des choses vite oubliées et sans importance. Je ne voulais pas lui rappeler ce qu'il venait de vivre, juste lui faire sentir que j'étais là s'il avait besoin de moi.
Personne ne sait ce que cette perte signifie tant qu'il ne l'a pas lui-même éprouvée. La perte des êtres qui nous sont chers est une chose qui peut nous faire perdre pied très rapidement si on n'a pas autour de soi le réconfort qui nous aide à surmonter cette épreuve.
Avoir une épouse, un père, des frères et soeurs pour nous aider à surmonter notre chagrin, c'est quelque chose d'important à ce moment-là, le temps que la vie reprenne son cours, le temps qu'on fasse son deuil.
Ceux qui n'ont pas de famille ni d'amis savent trop bien combien c'est dur de se retrouver seul.
Salam
Nazir
21:50 Publié dans Les amis, les miens... mais aussi les vôtres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.08.2005
Visite d'amis
Salam,
quand on retrouve des amis longtemps après, on a toujours peur qu'ils aient changé, ou qu'eux trouvent qu'on a changé. Ensuite, en discutant, en retrouvant cet ami qu'on avait connu et qui n' a pas changé ( qui s'est peut-être parfois même amélioré, d'ailleurs ), on est rassuré, mais pas totalement.
Et lui, que pense-t-il de moi au fond de lui ? Y a-t-il certaines choses en moi qu'il trouve avoir changé ( en mal ) et qu'il ne me dit pas, par simple politesse ou indulgence ?
On voudrait toujours ( c'est ce qu'on se dit sans vraiment le penser ) que cet ami nous parle franchement, ose nous brusquer, sachant qu'il le dit pour notre bien mais en général, on évite de le faire, de peur... de perdre un ami, justement.
Et puis, c'est vrai que des amis, on n'en a pas beaucoup. Et parmi cette ressource rare, il n'y en a peut-être qu'un ou deux à qui on est capable de tout dire, sans peur ni gêne.
Bien, les amis, il est temps pour moi de vous dire combien vous êtes tous précieux les uns autant que les autres, chacun avec ses qualités et ses défauts, tous sincères ( j'espère ) et tous capables de franchise à mon égard, comme ils aimeraient que je sois franc et sincère à leur égard.
Salam
Nazir
18:30 Publié dans Les amis, les miens... mais aussi les vôtres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


