03.02.2008
Compte en banque
Salam,
dès qu'on a un peu d'argent sur son compte, on se sent mieux : "Enfin, je vais pouvoir faire ceci et cela. M'acheter ci, m'acheter ça. Etre un peu à l'aise. Faire des projets."
Et puis tout de suite après on pense : oui mais... untel n'en a-t-il pas plus besoin que moi ? Me suis-je acquitté de l'impôt légal purificateur (de la zakaat) ? Ai-je réglé mes impayés ? Et une fois tout ceci fait, que me reste-t-il ? Rien. Ou à peu près. En y réfléchissant bien, on est toujours débiteur. Qu'on soit multi-milliardaire ou simplement titulaire de quelques euros, notre argent ne nous appartient pas totalement. Nous devons toujours quelque chose. "Notre" argent n'est jamais vraiment le nôtre. Il n'est qu'un dépôt - très - provisoire entre nos mains. A nous de l'uitliser à bon escient. Ameen.
Salam
Nazir
05:15 Publié dans On est comme ça... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.02.2008
Rendre grâce à Allah
Salam,
Comment un homme doit-il, une femme doit-elle vivre ? C’est par l’observation de son père, de sa mère, qu’un enfant, une fille, apprend d’abord cela.
Puis en grandissant, d’autres modèles peuvent venir l’influencer : tel héros révolutionnaire, tel grand personnage de l’histoire, tel professeur, sportif, acteur, etc, etc…
Les modèles susceptibles d’imprégner le garçon ou la jeune fille ne manquent pas, qu’ils soient superficiels comme ceux fournis par la télé (à l’époque des westerns, combien de jeunes gens se prenaient pour John Wayne ou Clint Eastwood ?) ou bien réels comme ceux que nous côtoyons ou comme ceux, plus lointains, qu’il peut nous arriver d’admirer (président de tel pays, grand patron, inventeur, aviateur, cosmonaute, penseur, etc, etc…).
Pendant tout le temps que nous passons à admirer ces « modèles », nous oublions parfois ceux à qui nous devons tout simplement la vie : nos père et mère. Nous ne devrions jamais perdre de vue que sans eux, nous ne serions pas là à admirer telle ou telle star. A rester en admiration devant tel ou tel homme, pourtant né après nos parents et à qui en fin de compte, nous ne devons rien et qui ne nous doit rien non plus. Admirer Bill Gates, oui, mais pour quelle raison au fond ? Nous a-t-il fait un bien quelconque ? Rendu un service inestimable ? Lequel ? En réfléchissant bien, on ne trouvera pas grand chose qui vaille vraiment la peine.
En réfléchissant encore un peu, à qui doit-on, avant même nos parents, une reconnaissance et une gratitude éternelles ? A celui qui nous a créés, nous, nos parents, nos grand-parents et arrière grand-parents, etc, etc… jusqu’à remonter au premier homme que fut Adam (A). C’est à Dieu avant tout que nous devons adresser nos infinis remerciements. A Dieu, Créateur des cieux et de la terre, Celui qui n’a besoin de personne alors que nous, faibles créatures qui ne vivons que ce que durent les roses, dépendons entièrement de Sa Volonté pour subsister. Nos parents, nous-mêmes, Bill Gates et l’humanité entière, animaux, océans, vents, univers, anges, créatures visibles et invisibles, tout cela, tout ce que nous connaissons et tout ce que nous ignorons ne subsiste que de par Sa Grâce, Son infinie Bonté, Son infinie Clémence. Allah qui nous aime et nous anime, Allah, qui fait que mon doigt bouge, que mon œil cligne, que mes lèvres remuent, que ma langue goûte, que mon cœur bat et que mes larmes coulent, ce Dieu qui ne veut que notre bien et auquel nous refusons obstinément de croire, ce Dieu, notre Maître, Seul Digne d’être adoré, l’Eternel, qui a été, est, sera, tandis que, poussière, nous passons, soufflés par le temps. Il n’est de Force ni de Puissance qu’en Allah, devant qui toute la puissance réunie de ce monde que nous craignons tant n’est rien. Le Puissant, le Sage. Le craindre, avant toute chose. Avant la peur de mourir. Avant la peur de souffrir. Avant toute peur, le craindre, Lui. Celui que nous connaissons si mal et qui nous connaît si bien. Si bien…
Salam
Nazir
20:02 Publié dans De l'islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2008
Sourds et aveugles en ce monde... et dans l'Au-Delà
Salam,
il y a une attitude à avoir en islam, c'est de ne pas se laisser envahir ni submerger par le chagrin ou le désespoir. Quand le Prophète (SAW) pleurait parce qu'il savait qu'il ne pourrait pas convaincre tous les gens et que, de ce fait, certains iraient en Enfer, Allah ne lui a-t-il pas dit qu'il ne devait pas, à cause de ces gens là (qui refusent la vérité, refusent de croire), se lamenter outre mesure, se morfondre dans le chagrin ? Car Le message délivré et les gens convaincus, les autres pas, il faut passer à autre chose. S'occuper de ceux qui ont apporté foi et dont la foi demande à être constamment consolidée. On ne va pas s'épuiser à convaincre les sourds, qui, quoi qu'on fasse ou dise, resteront désespérément... sourds.
De même lorsqu'il fait nuit noire dehors, même en plein jour, ou, en plus clair, lorsque rien ne va, lorsque tout semble perdu, lorsque le monde court à sa perte. Même et surtout là, il faut faire preuve, non pas d'un optimisme béat mais au moins afficher l'espoir que demain - in shâ Allah - sera meilleur qu'aujourd'hui. La perspective du Jugement dernier est certes effrayante. Mais elle n'est effrayante que pour ceux qui savent cette heure inéluctable et qui continuent néanmoins à semer la corruption et la désolation sur terre. Car pour ceux qui se sont préparés à la rencontre avec leur Seigneur, qui saura exprimer la joie des retrouvailles à ce moment là ?
Salam
Nazir
19:06 Publié dans De l'islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


