28.06.2008

Sport et célibat

Salam,

pourquoi est-ce si difficile, chez nous, musulmans, de trouver un(e) partenaire ? Les autres n'ont pas tant de difficultés, eux. Alors que faut-il faire ? Faire comme eux ? Pourquoi pas ? Certains n'ont pas attendu pour imiter les autres.

On se demande à quoi pense notre communauté... Quand ce n'est pas le laxisme absolu (fais ce que tu voudras mon fils, ma fille), c'est la privation absolue (je te surveille et tu sais que je te surveille et même si je suis distrait, Lui te surveille, alors sache que tu es surveillé et si ça ne suffisait pas, on mettra des caméras pour que tu saches bien que, où que tu ailles et quoi que tu fasses, tu es surveillé(e)).

Bref, où aller ? Que faire ? Pratiquer le jeûne ? Oui. Jusqu'à épuisement complet ? Faire du sport. Bonne idée. Et après la 3ème mi-temps, on savonne le dos de ses partenaires ? Car je ne sais pas si vous l'aviez remarqué, chers lecteurs, mais en sport, la séparation hommes-femmes est stricte : pas une femme parmi les 11 joueurs d'une équipe de foot ! Pas une tenniswoman pour affronter un tennisman ! Pas une rugbywoman parmi tous ces rugbymen !

La séparation des sexes dans le sport a de quoi laisser songeur. Quand on pense que des femmes musulmanes auraient voulu nager à l'abri des yeux de ces messieurs et que, mixité oblige, on le leur a interdit ! A quand une gardienne de but dans les filets de l'équipe de France masculine, messieurs les farouches gardiens de la laïcité ?

Salam

             Nazir HOUSSEN

 

03.06.2008

Mauvais signaux

"Les signaux ne sont pas bons" dit-il, pour parler de la situation dans le monde. En effet, les signaux ne sont pas bons. Ils sont même catastrophiques. En Palestine occupée, la colonisation continue, l'oppression n'a jamais cessé, les innocents continuent de payer le prix fort.

Les américains et leurs alliés européens (la France en tête) font la démonstration de leur force au mépris du droit international, que ce soit en Afrique, en terre d'islam africaine ou asiatique et partout où ils peuvent (là où les résistances sont à la fois les plus faibles et les plus farouches - oui, les deux en même temps - à leur hégémonie).

Les pays les plus pauvres n'ont jamais été aussi pauvres. Les populations vulnérables au sein des Etats ne sont plus protégées de la violence de leurs concitoyens d'autres ethnies (au Soudan, en Chine au Tibet, en Amérique du sud où les dernières peuplades indigènes sont proches de l'extinction quand elles n'ont pas purement disparu, etc). Les émeutes de la faim montrent la fragilité alimentaire de ceux qui arrivaient encore à se nourrir plus ou moins correctement.

Les multinationales quant à elles tentent de nous imposer la consommation d'organismes génétiquement modifiés, agissant de façon sournoise quand la volonté des nations s'oppose à elles, et on a vu ce que pesait la volonté des parlementaires en France face aux lobbies (ceux de l'armement comme ceux de l'agro-alimentaire).

Les signaux ne sont pas bons, et on se demande bien ce qui pourrait inverser la tendance, en l'absence d'alternative forte. Car ne nous y trompons : que pèsent les volontés des peuples aujourd'hui ? Rien... ou à peu près. Espérer le miracle ? Se battre contre des forces qui nous dépassent ? Tourner nos mains vers le Très-Haut, évidemment. En n'oubliant pas d'agir, à notre niveau. Faire en sorte que jamais nous ne perdions de vue que sans actes, la foi est vide. Une foi sans agir n'est pas digne. Notre dignité est dans l'action. Fasse notre Créateur que chacun le comprenne. Ameen.

            Nazir

20.05.2008

Peccadilles

Salam,

Obtient-on des récompenses pour les pêchés que l’on ne commet pas « naturellement » ? Je veux parler des choses que nous repoussons instinctivement.

Certains par exemple ont une répugnance naturelle pour l’alcool et s’en abstiennent tout naturellement. Même s’ils sont musulmans et qu’ils savent qu’en consommer est un pêché, il ne leur viendrait jamais à l’idée d’en boire ne fût-ce qu’une goutte. Est-ce que pour ces gens là, le fait de ne pas boire est plus méritoire que quelqu’un qui s’efforce de ne pas boire mais n’y arrive pas – pas toujours ?

Pareil pour la nourriture : obtient-on des récompenses lorsqu’on mange naturellement, « par habitude », du halâl ? J’aurais tendance à dire oui, en m’appuyant, vous me direz ce que ça vaut, sur ce hadice où il est rapporté que le fait de coucher avec son épouse légitime est récompensé puisqu’en agissant ainsi, on s’abstient de l’adultère, qui à l’inverse est un pêché.

En d’autres termes, l’effort fait pour s’abstenir des pêchés vers lesquels nous sommes plus « naturellement » enclins est-il plus méritoire (j’aurais tendance à le croire : vous me corrigerez si vous trouvez que je me trompe) que le –peu – d’effort fait pour nous abstenir des pêchés vers lesquels nous allons rarement voire jamais ?

Par exemple : y a-t-il plus de mérite pour un coureur de jupons impénitent (en clair, un adultérin) à s’abstenir de ce pêché que, pour la même personne, de s’abstenir de consommer de l’alcool ? Pour moi, la réponse est « oui » vu que l’un lui est plus facile que l’autre (il lui est plus facile de s’abstenir de consommer de l’alcool, vu que de toutes  façons, il n’aime pas ça, que de courir après les femmes, vu qu’il ne peut se passer de ça). Sur l’alcool, il faut aussi se rappeler que, s’il a été interdit, c’est qu’il est la source de nombreux autres pêchés : ayant bu, on est amené à faire tout et n’importe quoi (mais vous me direz : les femmes qui acceptent de coucher avec un ivrogne sont plutôt rares, mais bon, je m’avance peut-être un peu).

Salam

            Nazir