01.12.2008

La vie de canard boudou

Salam,

vous ne devinerez jamais comment m'est venue l'idée de ce titre ? Mais avant, laissez-moi vous narrer la vie inénarrable (et que je vais pourtant vous narrer) de canard boudou, le bien nommé.

  Né dans une ferme, d'une famille pauvre de pauvres canards, canard boudou ne se sentait pas à l'aise en société. Même seul avec lui-même, canard boudou sentait qu'il était de trop. Hein ? Comment ça ? Enfin bref... Voilà quoi.

  Canard boudou avait eu une vie pas facile, faut dire : orphelin à 5 ans, marié à 18, canard boudou n'avait de plus pas été gâté par la vie. "Un vrai petit laideron", c'est ainsi que Mlle Vampirella son institutrice avait coutume de le nommer.

  Parti de rien, arrivé à tout (et quand je dis tout, c'est tout : président des Etats-Unis du monde, imaginez-vous donc ! Non ? Bin tant pis alors), canard boudou n'aimait pas qu'on se mette en travers de son chemin. Sa femme, qui avait eu l'audace une fois de le disputer à popos d'une banale histoire de café froid, aurait d'aillleurs pu vous le raconter, si la malheureuse avait survécu à l'ire de son mari. Un assassin président du Monde des Etats-Unis (pardon : des Etats-Unis de le monde), est-ce possible ? Oui, why not ? If we want, we can ! Everything is possible ! All is possible !

La suite dans un prochain post, si vous le voulez bien.

 

04.11.2006

Epaule et mic éh !

Salam,
impertinence ou pertinence ? Parfois l'impertinence est plus à propos que son contraire. Parfois, c'est la pertinence qui se révèle plus efficace. Ca varie. C'est selon.
Par exemple, Paul et Mickey avec impertinence mais sans Daisy peut s'avèrer pertinent lorsqu'il s'agit de faire réagir un auditoire apathique. Comme vous en ce moment par exemple. Ou au moment où vous me lisez, si vous préférez, ce qui est du ( salse ) pareil au même, grand Schtroumpf.
D'autres fois, c'est tenir des propos d'une extrême pertinence devant un auditoire composé d'impertinents qui peut s'avérer payant. Exemple : un prof ( Encore ! Il faudra bien qu'on les laisse tranquilles un jour les pauvres ) d'une folle impertinence sur un thème qu'il ne maîtrise pas et ne maîtrisera jamais pourra se faire rabrouer par un élève dont la pertinence du propos pourra être interprétée comme étant d'une folle... impertinence, même si elle ne l'est pas ( d'une impertinence folle ). C'est le contexte qui fait que.
Comme le dit si bien Christine Ockrent ( Cricri pour les intimes, peu nombreux, avouons-le quoi que ceci reste à prouver ), l'impertinence ne peut pas toujours cacher le manque ou l'absence de pertinence. Ce en quoi nous la rejoignons tout à fait. Regardez qui vous voudrez, vous constaterez que c'est vrai. Ben vrai, même.
Salam
Nazir

09.09.2006

Que faisait-il dans cette caverne ?

Les savants professeurs disent quelquefois des choses fortes. Par exemple, M. Courtin, qui jouit du titre de « directeur de recherches au CNRS », s’est avisé, non sans étonnement, à propos des peintures rupestres découvertes récemment dans les calanques de Cassis, que les hommes préhistoriques « n’étaient pas les sombres brutes qu’on imaginait ». Moi, qui ne suis pas un savant ( ou un « scientifique », comme on dit aujourd’hui ), j’aurais pu l’éclairer depuis longtemps.
A cause du sieur Darwin et de sa théorie du transformisme, l’homme-des-cavernes est le grand calomnié de l’histoire moderne. On raconte vraiment n’importe quoi sur ce malheureux. Entre autrs que, quand il désirait s’accoupler avec une femme des cavernes, il commençait par la rouer de coups et la traîner par les cheveux sur quelques kilomètres. S’il y avait la moindre vérité dans cette invention, tout ce qu’on pourrait en déduire c’est que, déjà, à cette époque reculée, l’homme était différent des animaux. Ceux-ci, en effet, à la saison des amours, font toutes sortes de gracieusetés et de mignardises à leurs femelles pour les séduire.
Chesterton, qui croyait en Dieu et qui, par conséquent, avait la certitude que l’homme était une créature unique et la mesure de toute chose, pose la seule question sérieuse sur la préhistoire : Que faisait l’homme des cavernes dans sa caverne ? Or c’est là justement le seul renseignement que nous avons sur lui : il faisait de la peinture. En d’autres termes, c’était un artiste. Si on donne des pinceaux et des couleurs à un gorille, il pourra bien barbouiller au hasard une paroi de caverne, mais ses barbouillages, en un million, ou en dix millions d’années, ne ressembleront jamais à un bison ou à un élan. Le gorille ne saurait alimenter de ses productions que les galeries d’art abstrait de Paris et de New York, qui sont spécifiques du XXème siècle de l’ère chrétienne.
L’idée géniale de Darwin, qui a entraîné l’adhésion des têtes de linotte pensantes, c’est que les choses se sont faites lentement, qu’il s’est écoulé des périodes infinies entre le moment où le poisson a commencé son évolution et celui où il est devenu homo sapiens. Puisque cela a duré si longtemps, se disent les linottes, cela prouve que Dieu n’existe pas. Curieux raisonnement. Il y a tout autant de mystère et de merveilleux à transformer une carpe en Charles Darwin, voire en M. Courtin, même si cela prend dix mille siècles, qu’à créer Adam par un foudroyant acte d’amour.
Pour en revenir à l’homme des cavernes, je pense que c’était un charmant garçon, et qui ne s’exprimait pas par onomatopées comme dans les romans des frères Rosny. Sachant peindre, il devait savoir aussi faire des vers et peut-être de la musique. Contrairement aux chercheurs du CNRS, je ne serais pas tellement étonné si l’on apprenait un jour qu’il connaissait le chauffage central.

Jean Dutourd, in Journal des années de peste 1986-1991

27.08.2006

Faut-il respecter les consignes d’incendie ?

  Faut-il respecter les consignes d’incendie ?
  Il est écrit : ne jamais crier « Au feu ».
  S’il y a le feu, doit-on crier pour alerter :
  « Aux chiottes l’arbitre, à bas Mitterrand » ?
  Il est indiqué : ne paniquez pas. Parfait. On sonne chez le voisin tranquille.
  Bonjour, cher voisin. Excusez-moi de vous déranger si tardivement, inutile de réveiller les enfants.
  Je voulais juste vous signaler que devant votre porte, il y a quelque chose. Rien de bien grave.
  C’est jaune et rouge. Ca bouge tout le temps, et c’est chaud si on plonge la main dedans… Comment vous dire, on appelle ça un feu.
  C’est le feu. Mais pas de panique.
                                                      Extrait d’Iconoclaste, de Marc Jolivet.

04.08.2006

Sète-Pau, c'est demain

Demain samedi, match de Nationale entre Sète et Pau. Un match Sète-Pau, ça ne peut qu'être réjouissant. Un sketch que n'aurait pas manqué de faire feu Raymond Devos qui nous a quitté il y a peu, lui qui sur Sète avait su déjà nous divertir. Rappelez-vous, le sketch sur le gars qui va à la gare et demande à quelle heure part le train pour Sète... 

                Nazir