22.08.2009
Amour-haine
J’ai toujours eu horreur des gens qui vous coupaient au beau milieu d’une phrase, pas vous ?
J’ai toujours eu horreur des prétentieux, pas vous ?
J’ai toujours eu horreur des faux-modestes, pas vous ?
J’ai toujours détesté ce genre de personnes qui croient tout savoir alors qu’en fait, elles n’en savent pas plus que les autres.
J’ai toujours eu horreur des abrutis, c’est évident. Et les abrutis me détestent. Et c’est réciproque.
J’ai toujours eu horreur des gens qui vous tournent autour et dont on dirait qu’ils n’ont que ça à faire. A croire que vous êtes le centre du monde et qu’en dehors de vous, tout est vain (ce qui, par certains côtés, est gratifiant pour vous, même si vous n’avez rien demandé).
J’ai toujours eu horreur des gens qui viennent lire dans votre dos ce que vous êtes en train d’écrire (comme conneries, d’après eux) et qui n’ont, en revanche, eux, jamais l’ombre d’une idée.
J’ai toujours eu horreur des brutes, des psychopathes, de ceux qui balancent des missiles sur les civils, hommes, femmes, enfants. J’ai toujours préféré le combat rapproché et viril, le corps à corps. J’ai toujours détesté ceux qui luttent à armes inégales.
J’ai toujours détesté ceux qui trouvent toutes sortes de prétextes à leur silence et à leur inaction.
J’ai toujours détesté ceux qui ont de grands principes à la bouche mais qui dans leur quotidien rechignent à accueillir celui qui ne leur ressemble pas tout à fait, ou qui le font mais à contre-cœur.
J’ai toujours détesté les flatteurs de rois, de princes et de riches.
J’ai toujours détesté ceux qui s’interdisent de penser et de réfléchir. J’ai toujours détesté ceux qui ne s’affranchissaient pas des limites.
Bref, je déteste plein de gens. Et pas mal de gens me détestent. Mais qu’est-ce que ça peut me faire ? Il n’y a que ceux que j’aime, et qui le savent ou ne le savent d’ailleurs pas, qui m’aiment. Et il n’y a que ceux qui m’aiment, et dont je sais qu’ils m’aiment ou dont j’ignore tout de leur amour d’ailleurs, que j’aime. Tous les autres, ils peuvent bien mourir aujourd’hui ou demain, qu’est-ce que cela peut me faire ?
Nazir Houssein
18:58 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Les 2 mots sont inséparables...
Ecrit par : Melissa | 22.08.2009
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