12.07.2008
Je coupe les haies
A quoi bon se marier ? C’est vrai, quoi. Surtout quand on ne trouve pas.
Personne veut de moi ? Je ne veux de personne. A quoi bon se casser la tête à chercher quelqu’un qui ne vous connaît pas, que vous ne connaissez pas et qui par conséquent ne peut vous réserver que de mauvaises surprises ?
Mon conseil à tous les garçons célibataires de la Réunion : laissez-les en plan, ces connasses qui ne vous ont jamais aimé, ne vous aimeront jamais et à qui vous ne devez rien. Restez comme vous êtes, c’est l’idéal. Et puis, si la société a besoin de bras, elle a qu’à fabriquer des robots. Les japonais s’y sont mis, alors pourquoi pas nous ? Elle a besoin d’enfants ? Elle a qu’à en fabriquer. Qu’elle se démerde sans nous en tous cas.
La société va mal ? Et alors ? C’est ma faute, peut-être ? Je lui ai rien demandé, moi, à la société. Qu’elle aille se faire voir chez les grecs. Entre elle et moi, le divorce est consommé et bien consommé. Que dis-je ? Il n’y a jamais rien eu entre elle et moi. Nous n’avons jamais été présentés et c’est bien mieux comme ça.
« Je hais les couples… » On ne saurait mieux dire, chère Anaïs. Moi c’est pareil. Les couples à la con qui ont besoin de montrer au monde entier qu’ils s’aiment pour mieux se rassurer sur le néant de leur relation, ça me fascine. Je sais pas vous, mais moi, les couples, je leur dis : allez voir chez les grecs si j’y suis. Bande d’exhibitionnistes !
Nazir
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09.07.2008
Gaza est occupée
Gaza est occupée, et le monde se tait
Gaza est affamée, et tu n’en as jamais assez
Gaza est bombardée et le monde regarde ailleurs
Tes sœurs et tes frères meurent, et qu’est-ce que ça te fait ?
Gaza est martyrisée, et toi tu te complais
Gaza est sous les bombes, et tu t’en fiches pas mal
C’est si loin, tout ça. Si loin de mes préoccupations quotidiennes : pouvoir d’achat, vacances, baccalauréat.
Ton esprit est ailleurs, tout ça ne te concerne pas : Qu’ils se battent, mais sans moi !
Gaza est tombée si souvent déjà, qu’une fois de plus ou de moins…
Gaza coupée du monde, Gaza affamée, bombardée, occupée
Des mots, toujours des mots. Ce n’est pas ça qui remplira les ventres des enfants de Gaza, nos mots.
Nos mots ne servent qu’à dire notre impuissance. Nos mots ne couvrent même plus notre lâcheté.
Gaza, toi qui as tant espéré, tant souffert, tant crié, tant pleuré, tant attendu… en vain
Puisses-tu un jour être, enfin, libérée. Ameen.
Nazir HOUSSEN
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