20.03.2008

12 rabî’ul awwal 1429

Saint-Louis, nuit du jeudi 11 au 12 rabî’ul awwal 1429

Salam,
La description des qualités physiques du Prophète (SAW) à l’occasion du 1469ème anniversaire de sa naissance par mawlâna Ismâ’îl à la masjid Mubârak de Saint-Louis, devant une assistance captivée, riant aux bons mots de l’orateur, cette description fut évidemment, comme c’est toujours le cas, enrichissante et instructive, captivante, encore une fois.
Evidemment, un tel personnage ne pouvait qu’être doté de qualités physiques (beauté, force, lumière divine rayonnant sur son visage, pureté du corps, aspects miraculeux de sa personne : salive bénie, sueur parfumée, puissance de sa chevelure, etc, etc…) exceptionnelles, en plus de ses qualités morales, elles aussi exceptionnelles (courage sans égal, patience sans égale, endurance sans équivalent, loyauté sans pareille, magnanimité, bonté inégalée, fermeté, résolution, etc, etc…). Un exemple et un modèle à suivre, pour l’humanité entière.
Si Moussa (A)/Moïse, touché par la lumière divine lorsqu’Allah Soubhânahou wa Ta’âlâ se manifesta au mont Tour, eut le visage si brillant que son épouse, Sâfoora (A), lorsqu’elle le regarda, devint aveugle; si les femmes d’Egypte, lorsqu’elles virent Youssouf (A)/Joseph, se coupèrent les doigts en lieu et place des pommes qu’elles tenaient en voyant sa beauté, éh bien, nous rapporte Aïcha (R), l’épouse du Prophète (SAW), ces mêmes femmes se seraient transpercé le cœur si elles avaient pu voir la beauté de Muhammad (SAW), sceau des prophètes, messager envoyé à l’humanité entière.
Le visage rayonne lorsque la pudeur nous anime. Et lorsque nous préférons regarder ce qui ne doit pas l’être, la lumière disparaît. Cette règle vaut pour nous, simples pêcheurs. Pour Muhammad (SAW), qui était pur de tout pêché, et dont la pudeur était une des qualités éminentes, au point qu’on disait de lui qu’il était plus pudique que 100 (?) vierges dans leur harem, cela suffit pour comprendre d’où venait, aussi, l’éclat rayonnant de son visage.
Si les anges, qui sont des êtres de lumière et qui sont pudiques par définition (on sait par exemple que Jibrîl (A)/ Gabriel, ne s’immisça pas dans l’intimité et ne parut plus lorsque l’épouse de Muhammad (SAW), Khadija (R), pour justement s’assurer de la nature angélique du « visiteur », prit le Messager tout contre elle), si donc ces êtres purs de tout pêché brillent en raison de cette absence de pêché même qui leur est inhérente, inhérente à leur nature primordiale, on comprend mieux l’éclat des visages qui s’abstiennent des pêchés, qui font tout pour s’en abstenir, et qui ne sont pas des êtres de lumière mais de simples êtres de chair, d’os et de sang, bref, des hommes. La raison pour laquelle il est permis à l’homme de prétendre dépasser les anges tient à cela : créé d’une matière vile (d’une glaise comme de l’argile) comparée à la lumière dont sont créés les anges, ils commettent des pêchés, en nombre incalculable… et se repentent. Les anges, eux, n’ont pas à se repentir de quoi que ce soit puisqu’obéïssants de toute manière. Ils n’ont pas le choix de la désobéïssance. Ils n’ont pas la liberté de choix.
S l’on voulait faire une comparaison, on dirait que l’ange est la règle (2+2 = 4, quoi qu’on fasse), alors que l’homme est la fantaisie (2+2 = ce qui me plaît). La fantaisie a parfois du bon, elle peut parfois coûter cher. Voilà aussi pourquoi Dieu prévient qu’Il n’a pas créé les cieux, la terre et ce qu’il y a entre les deux en vain. Il dit également que s’Il avait voulu prendre un divertissement, Il l’aurait pris auprès de Lui. Ce qui signifie que la Création a un but précis, elle n’est pas en vain. Elle est là pour qu’on réfléchisse et pour qu’on s’interroge sur sa perfection… et sur Celui qui est à l’origine de cette perfection.
WAllâh A’lâ wa A’lam (Et Dieu est plus Savant).
Nazir

11.03.2008

L'abeille

Salam,
il arrivera un temps où dire "Dieu" sera suspect. Un temps où les mosquées ne seront plus respectées. Un temps où la vie humaine ne vaudra plus rien. Un temps où la mort de centaines de milliers passera inaperçue tandis que la mort d'un seul fera la une de tous les médias. Il arrivera un temps où le mensonge sera proféré avec facilité et où il sera même encouragé et vu comme bien et où la vérité sera périlleuse à dire, vue comme mal et découragée. Vous me direz : tout ce que tu décris là a toujours été et sera toujours la règle.
Oui, peut-être. Sauf qu'aujourd'hui, les hommes savent - ils ont à leur disposition une profusion de moyens qui n'a jamais eu son équivalent et malgré cela, la vérité leur est difficile à reconnaître. Comment se fait-il que nous soyons à la fois tellement en avance (dans tous les domaines de la science) et tellement en retard (lorsqu'il s'agit de faire le bien) ? C'est que cette "avance" n'est qu'une illusion. Nous nous croyons très avancés mais quiconque veut bien faire preuve de lucidité admettra que nous sommes faibles : si les abeilles venaient à disparaître, nous n'y survivrions pas. Ce simple fait devrait suffire à rabaisser tous les orgueils possibles et imaginables : nous sommes dépendants, pour notre survie, d'un insecte si petit et cela ne nous empêche pas, malgré tout, de nous croire puissants. Mais de quelle puissance parlons-nous donc quand la survie de l'homme dépend de l'abeille ?
"Il est des Signes, nous dit Dieu, par lesquels nous en guidons beaucoup et par lesquels (les mêmes) nous en égarons beaucoup".
Salam
Nazir

08.03.2008

Malheur aux lâches

Ils ont osé le faire. Ils ont donc osé. Osé tirer sur un bébé porté par son père qui se rendait. On n'en entendra sans doute pas parler plus que ça. On a entrevu cet homme au zapping de Canal plus ce jeudi soir dire que les soldats israéliens avaient tiré alors qu'eux palestiniens avaient les mains levées pour se rendre. Alors ça suffira pour notre
information. Les élections de nos chers maires, Valérie Bègue, les jeux olympiques en Chine, c'est tellement plus important, n'est-ce pas ?
Que les "soldats" israéliens prouvent une fois de plus si besoin était toute l'immensité de leur lâcheté, après tout, qui n' en était pas au courant ? De tels actes seront-ils sanctionnés par la hiérarchie militaire ? Ou bien seront-ils classés une fois de plus en bavure... inévitable en temps de "guerre" (laquelle ?) ? Comme ce soldat qui un jour abattit dans le dos une enfant palestinienne qui allait à l'école puis, l'enfant à terre, vida son chargeur sur le corps inerte. L'histoire retiendra que le soldat ne fut même pas poursuivi. Est-ce ainsi qu'Israël compte se faire des amis ? Ces crimes qui restent aujourd'hui impunis restent dans la mémoire des hommes, qui s'en souviendront encore et encore et encore, malgré les mensonges, malgré l'écoeurement, il y aura toujours des hommes qui se souviennent. Et Israël ferait bien de s'en méfier. Et Israël a tort de se croire à l'abri derrière ses hauts murs. L'histoire nous apprend qu'un jour, les murs finissent pas tomber. Et ce jour là, malheur aux lâches.

Ci-dessous le lien vers le site palestine-info qui relate le meurtre de ce bébé palestinien.

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s75E8tRPOyKln0DJCFiOJNRzveg7NS%2foCwB9X%2b1lIpoxs44TyyCog3ajKXBPYvcuaI2l91zTTMwaOAnFgacYZsnwnJ6iUglflGtN%2fy%2b0FFytQ%3d

04.03.2008

Fin des Temps

Salam,
finalement pour nous musulmans, la venue du Massih (de Issa (A)/Jésus) avant la fin des Temps n'est pas une surprise puisque clairement annoncée. Pareil pour la venue de l'imam Mehdi, de l'Antéchrist, de Gog et Magog, et pareil pour les grands signes (soleil qui se lèvera à l'ouest, animal qui apparaîtra pour parler aux hommes, etc, etc...) : tout a été annoncé. La difficulté ne réside donc pas dans le fait de croire en ces signes mais de savoir comment nous réagirons lorsque nous les verrons. Ces épreuves annoncées feront-elles qu'on se réfugiera dans le déni (et à ce moment là, combien parmi les hommes seront encore croyants ?) ou bien renforceront-elles notre foi et notre envie de nous battre jusqu'au bout pour la sauvegarde de celle-ci ?
Lorsqu'aux portes de Médine assiégée se présentera l'Antéchrist, où serons-nous ? Quand ce dernier commettra son crime (martyriser ce musulman en le fendant en deux, le faire ressusciter et, lorsque celui-ci lui réaffirmera avec plus de conviction encore qu'il est bel et bien le grand menteur lorsqu'il se prétend Dieu), où serons-nous ? Si tout ceci est écrit et que ces scènes décrites à l'avance ne peuvent en aucun cas changer, ayons au moins cette intention de faire partie de ceux qui jusqu'au bout auront maintenu vive l'éclat de la foi, cette foi éternelle et sublime, malgré tout, envers et contre tout. Ameen, thumma ameen.
Salam
Nazir

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