22.02.2008
Puissance volatile contre Toute-Puissance
Salam,
La différence entre une partie de l’humanité et l’autre, c’est que l’une accueillerait le monde entier et plus en sa demeure si besoin était. Alors que pour l’autre, le monde entier et plus ne suffisent pas à combler l’immensité de leur orgueil
La porte des uns est ouverte sur l’univers et on y sent respirer le monde. Celle des autres est fermée. Ils élaborent leurs noirs desseins bien à l’abri, avant de se rendre compte, à l’imminence de la mort, qu’ils s’étaient eux-mêmes pris au piège. Trop tard…
Les uns pensent que la puissance est une fin en soi, avant de se rendre compte qu’il faut partir, sans rien emporter avec soi que ses bonnes (et mauvaises) actions. La puissance de ceux-là n’est rien, en comparaison de celle de Celui qui tient leurs âmes entre Ses mains. La puissance n’est pas la capacité à tuer le plus grand nombre d’hommes en quelques secondes. Si c’était cela, l’ange de la mort mériterait la palme du plus puissant, car tous ceux qui nous ont quittés depuis que l’homme existe sont passés entre ses mains.
La puissance n’est pas la capacité de contraindre le reste des hommes à sa volonté. Sinon, tous les dictateurs mériteraient le titre de « puissants ». Or, ceux-ci finissent tôt ou tard par périr ou partir, par la volonté des peuples ou d’une autre façon : cf Chili, cf Iraq, cf Afrique du Sud, cf, cf, cf…
La puissance n’est pas la force physique : un simple moustique suffit à se faire tordre de douleur les plus costauds.
La puissance n’est pas dans la capacité d’enjoliver ce monde aux yeux des gens, sinon le diable mériterait le titre de puissant.
La puissance des hommes, de tous les hommes réunis n’est rien. Toute leur intelligence mise en commun pour nuire à un seul homme est sans effet si Dieu ne le permet pas. Car « toute la puissance est à Dieu » (Innal ‘izzata lillâhi jamee’a). Elle est à Dieu, à Son Prophète et aux croyants, mais les hypocrites ne savent pas (wa lillâhil ‘izzatou wa li rasoulihi, wa lil mou’minin wa lâkinnal mounafiqina lâ ya’lamoun). Parole divine, transmise à Son messager par l’intermédiaire du doué de force (Jibrîl (A)/ Gabriel). La puissance du messager d’Allah, disait Chuayb, est englobée dans la puissance divine. Il n’est de force et de puissance qu’en Allah, le Très-Haut, le Sublime ( Lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâhil ‘aliyyil ‘azeem).
Salam
Nazir
18:50 Publié dans De l'islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire