01.02.2008

Rendre grâce à Allah

Salam,
Comment un homme doit-il, une femme doit-elle vivre ? C’est par l’observation de son père, de sa mère, qu’un enfant, une fille, apprend d’abord cela.
Puis en grandissant, d’autres modèles peuvent venir l’influencer : tel héros révolutionnaire, tel grand personnage de l’histoire, tel professeur, sportif, acteur, etc, etc…
Les modèles susceptibles d’imprégner le garçon ou la jeune fille ne manquent pas, qu’ils soient superficiels comme ceux fournis par la télé (à l’époque des westerns, combien de jeunes gens se prenaient pour John Wayne ou Clint Eastwood ?) ou bien réels comme ceux que nous côtoyons ou comme ceux, plus lointains, qu’il peut nous arriver d’admirer (président de tel pays, grand patron, inventeur, aviateur, cosmonaute, penseur, etc, etc…).
Pendant tout le temps que nous passons à admirer ces « modèles », nous oublions parfois ceux à qui nous devons tout simplement la vie : nos père et mère. Nous ne devrions jamais perdre de vue que sans eux, nous ne serions pas là à admirer telle ou telle star. A rester en admiration devant tel ou tel homme, pourtant né après nos parents et à qui en fin de compte, nous ne devons rien et qui ne nous doit rien non plus. Admirer Bill Gates, oui, mais pour quelle raison au fond ? Nous a-t-il fait un bien quelconque ? Rendu un service inestimable ? Lequel ? En réfléchissant bien, on ne trouvera pas grand chose qui vaille vraiment la peine.
En réfléchissant encore un peu, à qui doit-on, avant même nos parents, une reconnaissance et une gratitude éternelles ? A celui qui nous a créés, nous, nos parents, nos grand-parents et arrière grand-parents, etc, etc… jusqu’à remonter au premier homme que fut Adam (A). C’est à Dieu avant tout que nous devons adresser nos infinis remerciements. A Dieu, Créateur des cieux et de la terre, Celui qui n’a besoin de personne alors que nous, faibles créatures qui ne vivons que ce que durent les roses, dépendons entièrement de Sa Volonté pour subsister. Nos parents, nous-mêmes, Bill Gates et l’humanité entière, animaux, océans, vents, univers, anges, créatures visibles et invisibles, tout cela, tout ce que nous connaissons et tout ce que nous ignorons ne subsiste que de par Sa Grâce, Son infinie Bonté, Son infinie Clémence. Allah qui nous aime et nous anime, Allah, qui fait que mon doigt bouge, que mon œil cligne, que mes lèvres remuent, que ma langue goûte, que mon cœur bat et que mes larmes coulent, ce Dieu qui ne veut que notre bien et auquel nous refusons obstinément de croire, ce Dieu, notre Maître, Seul Digne d’être adoré, l’Eternel, qui a été, est, sera, tandis que, poussière, nous passons, soufflés par le temps. Il n’est de Force ni de Puissance qu’en Allah, devant qui toute la puissance réunie de ce monde que nous craignons tant n’est rien. Le Puissant, le Sage. Le craindre, avant toute chose. Avant la peur de mourir. Avant la peur de souffrir. Avant toute peur, le craindre, Lui. Celui que nous connaissons si mal et qui nous connaît si bien. Si bien…
Salam
Nazir

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