02.01.2007
Réserves naturelles
Salam,
Mon amour ! A-t-on encore le droit de prononcer cette phrase ? Ou bien « mon amour » serait-il condamné, dans le monde qu’on nous prépare, à n’être plus qu’un souvenir à ranger dans un coin bien obscur de notre esprit ? On n’a plus le droit de dire « mon amour » de nos jours sans qu’on vous complique la vie au point que, pour être tranquille, vous abandonnez cette phrase à son triste sort, la condamnez à l’oubli à force de n’être plus prononcée.
« Mon amour » est-il en voie de disparition ? Oui, si j’en crois mes oreilles. Mais peut-être le susurre-t-on au creux de l’oreille, quand on est seuls, sûrs de ne n’être entendu que par celui ou celle à qui « mon amour » est destiné. C’est sûrement ça. Je me faisais des idées. Ca me rassure. Ouf ! Sauvé ! Mon amour a encore de beaux jours devant lui, protégé qu’il est dans des réserves naturelles au sein desquelles il pourra se développer à l’abri des oreilles et des regards indiscrets.
Y survivra-t-il ? Oui si l’on en juge par le développement ( en termes de population ) des animaux qu’on parque dans des réserves. C’est sûr qu’ils y sont à l’abri. Libres, sans doute pas. Mais vous me direz qu’entre une liberté à risques et une captivité sécurisante, les animaux ( et nous, et nous ? ) ont vite choisi.
Salam
N.HOUSSEN
07:15 Publié dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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