30.11.2007

Une nouvelle île

Les autorités françaises sont généreuses : elles ne demandent plus, sous certaines conditions, de visa aux mauriciens venant à la Réunion. Nos autorités ont-elles découvert récemment l'existence d'une île à proximité de la nôtre ? Leurs cartes ne la mentionnaient donc pas ? Chapeau, messieurs ! Peut-être que dans 30 ou 50 ans, vous découvrirez, qui sait, l'existence d'une Grande île à l'ouest de la nôtre, plus quelques unes au nord de celle-ci. Sans compter toutes les autres.
Nos autorités auraient-elles été aveugles tout ce temps ? Aveugles au point d'oublier où nous vivions ? Il était grand temps, messieurs, d'enlever enfin vos oeillères ! Les mauriciens vous disent merci, messieurs les autorités...
Nazir HOUSSEN

27.11.2007

Ceux à qui l'immigration pose problème

Ceux à qui l'immigration pose problème ? Ceux qui vont faire leur plein d'essence chez Shell, compagnie anglaise réputée pour ses agissements au Nigéria. Les nigérians disent merci aux automobilistes qui vont chez Shell.
Ceux qui ont un problème avec les immigrés, clandestins ou pas, afghans, irakiens ou d'ailleurs ? Ceux-là mêmes qui envoient leurs troupes massacrer des populations entières en... Afghanistan, en Irak ou ailleurs.
Ceux à qui les malgaches posent problème ? Ceux-là mêmes qui raffolent des langoustes et crevettes malgaches. Les malgaches disent merci aux patrons des groupes réunionnais qui se reconnaîtront. Etc, etc...
Curieux, cette tendance qu'ont les nôtres à accepter tout ce qui vient de "là-bas", pourvu que ceux qui (sur)vivent "là-bas" restent chez eux (ou mieux, y meurent) malgré les guerres qu'on leur inflige, malgré la misère dans laquelle on les maintient, malgré le pillage de leurs pays auquel ils assistent, impuissants.
Il y a bien un Jour où toute cette injustice prendra fin. Ce jour-là, je supplie Dieu qu'Il ne me rende pas complice des agissements des "miens". Sachant que les guillemets ne pèseront pas lourd dans la balance à ce moment là.
Nazir HOUSSEN

23.11.2007

Exils

L’histoire de l’homme est celle de séparations successives : exil forcé du paradis d’abord, pour nos père et mère à tous, Adam et Eve. Exil des flancs du père ensuite, sous forme d’une goutte de sperme. Accueilli au sein du ventre maternel puis exilé, neuf mois plus tard, de ce même ventre. La rupture du cordon ombilical marquant la scission définitive d’avec la mère. Le sevrage, qui est un exil du sein maternel.

L’école, un exil (temporaire mais exil tout de même) de la maison faisant toujours partie de cet apprentissage de la séparation. L’armée, exil du foyer, pour rejoindre ses compagnons d’armes. En cas de guerre à mener en terre étrangère, exil de la nation. Le voyage est un exil puis enfin la mort, l’exil suprême lorsqu’on finit par abandonner ce corps-là même, qui a servi d’enveloppe charnelle à notre âme qui, seule, survivra au passage dans ce monde où tout, du début à la fin, n’aura été qu’exils suivis d’exils.

Question : pourquoi s’attache-t-on, dès lors, à ce monde qui n’a fait que nous préparer, du début à la fin, à la séparation ultime, à la mort ? Parce que nous croyons devoir vivre éternellement (même si tout au fond de lui chacun sait qu’il n’y échappera pas). Or, nous devrions, d’après nos enseignements, vivre pour l’Au-Delà comme si nous devions mourir demain : c’est-à-dire préparer activement, comme pour un voyage très proche, notre passage dans l’autre monde. Tandis que nous devrions œuvrer pour ce monde-ci comme si nous devions vivre éternellement : c’est-à-dire avec une certaine insouciance. Se soucier de l’avenir, certes, mais tout en sachant que demain ne nous appartient pas.

Penser souvent à la mort et ne pas s’attacher à ce monde, que l’on sait devoir quitter : deux enseignements au cœur de notre religion, l’islam, qui, loin d’être une religion morbide, nous apprend au contraire que la vraie vie, celle pour laquelle nous devons œuvrer sans cesse, n’est pas celle, éphémère, que nous croyons mener. La vraie vie, la vie éternelle, est celle qui nous attend après la mort et nous devons, jour après jour, nous préparer pour elle.

Nazir HOUSSEN

10.11.2007

Entre le capitalisme et l’Enfer, il n’y a qu’un tas (d’argent).

« Le capitalisme est le système qui marche le mieux, il a fait ses preuves, etc… » nous serinent les experts ès économie. Qui marche le mieux pour qui ? Pour ceux qui, satisfaits de gagner encore et toujours plus, ne voient pas plus loin que le bout rebondi de leurs ventres ? Ou ceux, qui, « fit » et parfumés, « vivent la vie pleinement », jusqu’à ce que la mort les rattrape ? La mort. Personne n’y échappe et pourtant personne ne veut y penser. La mort… cette chose horrible pour les uns, libératrice pour les autres. Ceux qui voudraient un monde sans la mort n’ont qu’à chercher. Ils ne trouveront pas. Où qu’ils soient, la mort viendra les chercher. Pas d’échappatoire. Tout le monde passe par là. Grands, petits, vieux, jeunes, beaux, moins beaux, etc, etc…
Le capitalisme, c’est amasser des biens. Jusqu’à ne plus savoir qu’en faire : cf Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Bahreïn, Qatar, Koweït, etc… Ces 3 premiers pays sont, selon le sénateur Claude Belot (in Le Canard enchaîné du 31 octobre 2007), "tellement pleins aux as (l’expression est de lui) qu’en moins de deux ans, ils pourraient acheter la totalité des entreprises du CAC 40" ! Amasser des biens jusqu’à ne plus savoir qu’en faire. La destination finale de ceux qui s’amusent à amasser des biens, qui trouvent plaisir dans l'amoncellement sans fin de richesses, leur destination est l’Enfer. C’est le propos de la sourate 104 (al humaza / le calomniateur) :

Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

104.1. Malheur à tout calomniateur diffamateur,

104.2. qui amasse une fortune et la compte,

104.3. pensant que sa fortune l'immortalisera.

104.4. Mais non ! Il sera certes, jeté dans la Hutamah.

104.5. Et qui te dira ce qu'est la Hutamah ?

104.6. Le Feu attisé d'Allah

104.7. qui monte jusqu'aux cœurs.

104.8. Il se refermera sur eux,

104.9. en colonnes (de flammes) étendues.

Sadaqallâhou l Azeem.

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