26.07.2007
Sulaymân (A) et la fourmi
L'humilité au faîte de la puissance
Pour montrer que ce paradoxe, qui n'est qu'apparent, est possible, attardons-nous sur l'exemple de Sulayman(A)/Salomon. Voici ce que disent les versets 17 à 19 de la sourate intitulée La Fourmi :
Verset 17 : Et furent rassemblées pour Salomon, ses armées de djinns, d'hommes et d'oiseaux, et furent placées en rangs.
Verset 18 : Quand ils arrivèrent à la Vallée des Fourmis, une fourmi dit : "Fourmis, entrez dans vos demeures, [de peur] que Salomon et ses armées ne vous écrasent [sous leurs pieds] sans s'en rendre compte” !
Verset 19 : Il sourit, amusé par ses propos et dit : “Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne oeuvre que tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux”.
Un prophète-roi, avec son armée en ordre de marche, qui prend le soin d'entendre la plainte d'une... fourmi, de sourire à ses paroles, et qui à cet instant précis comprend peut-être sa propre fragilité d'homme, sa propre insignifiance, et demande à Dieu de lui permettre (à lui, Sulayman) de Lui rendre grâce (à Lui, Dieu).
Quel plus bel exemple (et le Coran est ce Livre qui regorge de tels exemples) d'humilité au sein même de la puissance ? Certes, un tel degré a été atteint par un... prophète. Et c'est là le summum de la perfection humaine. Mais cela devrait nous servir, à nous simples mortels, d'exemple.
Certaines armées devraient méditer cette histoire. Pour ne prendre que l'armée israélienne (et les armées russe et occidentales) qui n'en finit plus de faire la démonstration de sa "force" non pas à l'encontre de fourmis mais bel et bien d'hommes, de femmes et d'enfants, et qui se réclame dans le même temps des prophètes d'Israël, cette histoire, d'une profondeur insondable, est à méditer.
N.HOUSSEN
21:25 Publié dans Les grands hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Ecrire un commentaire