14.06.2006
Topaze
Salam,
je finis la lecture de "Topaze", par Marcel Pagnol. La dernière scène du dernier acte, comme toute pièce de théâtre, en constitue le paroxysme. Sinon, ceux pour qui la lecture d'un livre est une activité dépassée, inepte, fastidieuse ou les trois à la fois, il reste le film ( celui avec Fernandel, de 1951, ou d'autres plus anciens ). Je ne résiste pas à l'envie de vous proposer un extrait, que voici ( il s'agit du dialogue entre Topaze, devenu riche et Tamise, son ancien collègue pion, toujours "pauvre" ) :
TAMISE : Mon cher, je suis peut-être bougre, mais je ne suis pas pauvre.
TOPAZE : Toi ? Tu es pauvre au point de ne pas le savoir.
TAMISE : Allons, allons... Je n'ai pas les moyens de me payer beaucoup de plaisirs matériels mais ce sont les plus bas.
TOPAZE : Encore une blague bien consolante ! Les riches sont bien généreux avec les intellectuels, ils nous laissent les joies de l'étude, l'honneur du travail, la sainte volupté du devoir accompli, ils ne gardent pour eux que les plaisirs de second ordre, tels que caviar, salmis de perdrix, Rolls-Royce, champagne et chauffage central au sein de la dangereuse oisiveté !
TAMISE : Tu sais pourtant que je suis très heureux !
Salam
Nazir
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