07.06.2006

Ich bin ein berliner !

Je vous hais, footballeurs. Vous ne m’avez fait vibrer qu’une fois : le jour où j’ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J’eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu’à la fin du tournoi. Mais Dieu n’a pas voulu. Ca ne m’a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu’on fasse et où qu’on se planque, on ne peut y échapper.
Quand j’étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l’école ou dans la rue. On me disait : « Ah, la fille ! » ou bien : « Tiens, il est malade », tellement l’idée d’anormalité est solidement solidaire de la non-footballité.
Je vous emmerde. Je n’ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celle des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.
Pouf, pouf.
Pierre Desproges, in
Chroniques de la haine ordinaire

Commentaires

Salam,
d'un seul coup j'ai eu peur en lisant cet article que...ce soit toi qui l'ai écrit!!!ouf c'est Desproges.Non pas que je ne comprennes pas ta position d'anti footballeur mais plutôt par la teneur des propos, je me disais, (en lisant) hein?qui? a osé te traiter de filles quand tu étais petit? et aussi, les femmes de qui tu vas voir?!!!!

Ecrit par : Nassima | 10.06.2006

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