27.03.2006

Les chats et nous, suite...

Ce mâle dominant a bien sûr son harem, constitué d’une chatte, dont le pelage blanc immaculé a récemment été souillé par une blessure ( dont l’origine est douteuse ; ces chats étant farouches, il est d’autant plus compliqué d’examiner la blessure ; par ailleurs les vétérinaires ne travaillant pas pour la peau patate, c’est le cas de le dire, on ne peut se permettre de guérir toute la misère féline du monde ). Cette chatte blanche a elle-même un petit, tout blanc avec des yeux bleus, qui a apparemment depuis la naissance un problème de locomotion : ses pattes arrières sont écartées et il est assez pénible de le voir circuler ainsi sans pouvoir rien faire pour lui – les vétérinaires bénévoles ne courant pas les rues, c’est un euphémisme de le dire, il est condamné à plus ou moins long terme, mais…l’avenir nous le dira ).
Un harem, disais-je. Quelles sont, et où sont les autres, alors ? Eh bien, quand je vous disais que les chats sont compliqués. En réalité, je ne connais pas « les autres », tout simplement parce qu’elles ne sont pas là. Dans la cour, chez nous, je veux dire. Où sont-elles ? Mystère ! Existent-elles vraiment, ces autres du supposé harem ? Oui, peut-être, sans doute. Mais pour l’heure, il est vrai que ne puis assurer qu’elles existent vraiment. Si je le dis, c’est parce que comme le mâle est souvent de sortie pour une ou plusieurs nuits, je suppose qu’il va « rôder » ailleurs. Les spécialistes en matière féline pourront m’apporter leurs éclairages sur ce point.
Nous avons vu le mâle dominant, sa femelle et son petit. Passons maintenant au quatrième, à la présence « anormale » dans ce tableau de famille parfaite. Car d’où sort-il, ce quatrième ? Mystère, mystère…
Sa couleur – ses couleurs – d’abord : beige clair, aux pattes marron foncé, c’est mon préféré, pour ne rien vous cacher. L’excentrique de la bande. Le plus joli, aussi. De par ses couleurs, de par sa face amusante, de par son intelligence visible « à l’oeil nu ». Il a un je-ne-sais-quoi ( ou plutôt un je-ne-sais-que-trop-quoi ) de plus que les autres. Il est plus joueur ( quand les autres sont plus « froids » et distants ), plus marrant ( les autres sont plus « sérieux » ), plus attachant, finalement, que les autres. Peut-être cela vient-il de son statut particulier : ni dominant, ni femelle – c’est un mâle* – de dominant, ni « héritier ». Il a donc toute latitude pour exprimer son caractère, il n’a pas à se retenir, il peut « se lâcher ». La suite dans quatre jours…
N.HOUSSEN

* : ce n'est plus tout à fait sûr. Car je vois mal un mâle agiter sa queue sous le nez du tueur sans risquer de se faire laminer. Le mâle semble donc être une femelle.

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