23.03.2006
Les chats et nous
Les chats que nous avons dans notre jardin, qui le soir s’installent sur notre terrasse, qui vont jusqu ‘à rôder à l’intérieur quand ils croient que nous ne les verrons pas, qui marquent de leur odeur tenace et nauséabonde leur territoire, ces chats nous en apprennent plus sur la vie qu’aucun livre ne pourra jamais le faire.
Les relations sociales, le jeu, la chasse, la réussite, l’échec, le pouvoir, l’affection, la souffrance, toutes ces notions, tous ces comportements, tous ces sentiments très « humains » dit-on, que nous retrouvons chez ces mammifères que nous côtoyons depuis si longtemps.
Observons-les à la chasse. On choisira évidemment, si on veut que l’étude ait quelque intérêt, des chats qui n’ont pas encore été complètement abrutis par la vie de « pas chats » que certains ont cru bon de leur faire mener. Je veux évidemment parler de ces félins qui ne méritent d’ailleurs plus ce qualificatif, gavés qu’ils sont de croquettes ou de pâtée, nonchalants, éteints, bref, de ces animaux chez qui les hommes ont réussi à tuer tout instinct animal ( ! ).
Non, les chats dont je vous parle sont encore « farouches ». Pas au point de fuir toute présence humaine mais quand même encore assez pour refuser toute caresse, voire même toute tentative d’approcher d’eux de trop près.
Le mâle dominant le territoire constitué du voisinage est un beau tacheté gris et noir, trapu, vif, bref, au vrai profil de tueur. Il le prouve d’ailleurs à l’occasion en trucidant un rat qui passait par là et qui a eu le malheur de croiser sa route, en annihilant chez moineaux, tourterelles et autres serins toute envie de s’installer sur les toits par ses attaques foudroyantes, en dégoûtant tout lézard de s’installer dans le jardin, d’où ils ont littéralement disparu ( ce qui n’est pas sans poser d’autres problèmes : équilibre écologique rompu et ses conséquences, etc… : de là à rendre les chats responsables de la prolifération des moustiques, il n’y a qu’un pas ). La suite dans trois jours…
18:49 Publié dans Animaux à mi-mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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