12.01.2006

De retour de l'Ile Soeur

Salam,
je vais vous livrer le long des lignes qui vont suivre quelques impressions sur l'Ile Soeur - Maurice pour les non-initiés - après un séjour de dix jours là-bas du 24 décembre au 4 janvier.
Arrivée à l'aéroport ce samedi 24 décembre à midi et des poussières : le personnel de bord ( l'hôtesse ) ne nous avait pas distribué, comme c'est souvent le cas, les fameux petits papiers "Embarquement-débarquement". Nous dûmes donc remplir les précieux sésames avant de passer la police. Quant à moi, ayant récupéré un des précieux feuillets dont se délectera quelque fonctionnaire curieux de connaître plus en détail la vie des quidams qui s'amusent à fouler sa terre ( ouf ! ), je me dirigeai vers un des passages en demandant fort humblement ( vous me connaissez ) à l'un des fonctionnaires ci-présent si je pouvais m'installer à son guichet afin de remplir ma précieuse fichounette. Réponse agacée du fonctionnaire ainsi perturbé dans son attente pathétique d'un hypothétique voyageur ( étant placé là où il était, il devait avoir bien peu de personnes à contrôler. C'est un euphémisme vu la cinquantaine de voyageurs que nous étions à bord du bi-moteur à hélices, le célèbre ATR-42 ) : "Faire vite, éna d'autre di moune qui attendait !"
Moi ( audacieux en diable, comme chacun sait ) : "On ne nous a pas donné les fiches dans l'avion !"
Vu la mine du gars, j'aurais dû y réfléchir à deux fois avant de lui faire cette réponse. Car son petit commentaire suivant fut d'une finesse infinie. J'avais eu le malheur de mettre "sans" à la ligne "Profession". Après réflexion, je pense que j'aurais dû mettre "Chercheur en connerie humaine". Lui, vainqueur à bon compte d'un adversaire facile à humilier : "Ah, oune touche RMI... etc"
Mon contact avec l'Ile Soeur, après presque 7 ans d'absence, commençait on ne peut mieux.

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