22.12.2006
Chat es-tu là ?
Salam,
Les chats s’amusent plus que nous. Est-ce une surprise ? Ils s’amusent mieux également. Le mammifère « supérieur » que nous sommes n’a donc pas réussi à surpasser les animaux dans ce domaine-là. Domaine qui nous échappe à beaucoup d’égards. Le naturel n’est pas notre fort. La civilisation a tué tout instinct.
Quand je vois mes chats s’amuser, je me surprends à regretter de n’être qu’un homme. Un homme triste. Pas gai. Prévisible. Routinier. Quand eux s’exercent au combat, se blottissent l’un contre l’autre, prennent la pose ( et quelle pose !). Qu’est-ce que je fais, moi, pendant ce temps-là ? Je m’abrutis devant ma télé, j’écris des textes débiles sur mon ordi, bref, j’excelle dans la médiocrité.
Les animaux ont beaucoup à nous apprendre, si nous prenons la peine de les observer. Des oiseaux aux insectes, des mammifères à 4 pattes aux mammifères marins, sans oublier les poissons et tous les autres, nous serons toujours surpris par eux, ils nous réserveront toujours des surprises, ils susciteront toujours en nous l’émerveillement, la joie… et l’effroi.
Salam
Nazir
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25.08.2006
Super-prédateurs et proies
Salam,
les requins sont parmi nous ( à la Pointe du diable, où un surfeur est décédé après s'être fait arracher le bras gauche, à St-Leu, où un squale rôdant à proximité des surfeurs a ramené tout le monde à terre, à St-Gilles, où un parapentiste aurait aperçu un squale de 4 à 5 mètres pas très loin du rivage ).
Evidemment, quand je dis qu'"ils sont parmi nous", c'est une façon de parler. Parce que c'est plutôt nous qui sommes chez eux. Dans l'eau.
J'avais écrit un courrier au Quotidien quelques semaines avant l'attaque mortelle de Saint-Pierre. Je renvoyais les lecteurs à l'ouvrage d'Yves Paccalet, intitulé "La vie secrète des requins" où je disais que l'auteur démontait les mythes et fantasmes que nous construisons autour de ces animaux. Je rappelais aussi que, même si un accident est toujours tragique, c'est bien nous qui exterminons ces animaux, et pas l'inverse. En réalité, seule notre cupidité ( la soupe d'aileron, c'est si bon ) nous pousse à massacrer ces animaux fascinants.
Comme tant d'autres qui ont définitivement disparu de la surface de la terre et d'autres en passe de l'être, les requins ne font, quand ils attaquent l'homme, que se rappeler à son bon souvenir. Ils existent, oui, mais pour encore combien de temps ?
L'homme, ce super-prédateur par excellence, qui est même un prédateur pour ses semblables, semble oublier un peu vite qu'il subsiste dans la nature certaines créatures capables d'inverser les rôles, faisant de lui, tel ce malheureux surfeur, sa... proie.
Nazir
11:35 Publié dans Animaux à mi-mots | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.08.2006
Les dents de la mer mère
Après nous avoir bassiné semaine après semaine avec les « Dents de la mer » ( 1, 2, 3 et 4 ), dont le troisième, avec un super requin blanc virtuel à se tordre ( de rire ) fut particulièrement atroce ( à regarder ), RFO devrait nous proposer les aventures du Commandant Cousteau. Histoire de rétablir l’équilibre.
Sinon, pour ceux qui préfèrent la lecture, celle d’Yves Paccalet ( co-auteur avec Jacques- Yves Cousteau de nombreux ouvrages ) est toute indiquée. Dans « La vie secrète des requins », il démonte méthodiquement les fantasmes et autres délires que nous construisons autour de ces animaux vieux de, pardonnez du peu, 400 millions d’années.
Ces « monstres sanguinaires », que nous exterminons à la cadence de 100 millions par an, pendant qu’eux tuent…10 hommes par an. Soit un rapport de un à dix millions.
Parmi les bonnes phrases du livre, qui en est constellé, celle-ci, qui met en cause le sensationnalisme à outrance : « Les photographies du flanc de l’Australien Rodney Fox, bien vivant mais spectaculairement recousu de quatre cent soixante-deux agrafes à la suite d’une rencontre sans sympathie mutuelle avec Carcharodon carcharias, font le tour du monde. Elles enflamment l’imagination des naïfs, dont on sait qu’ils tremblent devant le squale qu’ils n’ont à peu près aucune chance de rencontrer, mais qui rencontrent vingt fois par jour la cigarette qui les tue, et qu’ils adorent… »
N.HOUSSEN
20:00 Publié dans Animaux à mi-mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.03.2006
Les chats et nous, suite et fin
Et là, on est depuis un petit moment déjà, dans un anthropomorphisme qui joue à plein. Seulement, pour moi, les notions, comportements, sentiments humains que je transpose à l’univers animal sont possibles. Non pas parce que, comme certains hommes ou certaines femmes déçus par le monde des hommes, je reporterais toute mon attention et mon affection sur le monde animal ( je suis carnivore tout comme vous, j’égorge moi-même les volailles qu nous mangeons, etc… ), mais parce que leur observation me permet, comme tout un chacun pourrait le faire, de comprendre que ce qui se joue à leur échelle ( de la fourmi à la baleine en passant par le tangue et le paille-en queue ou la papangue ) se retrouve en tout ou partie chez nous, dans nos sociétés humaines.
C’est l’éthologie, dont Boris Cyrulnik est l’un des éminents représentants en France, qui nous permet de faire ces rapprochements qui n’enlèvent rien par ailleurs au caractère particulier de l’être humain et qui le relient pourtant, qu’il le veuille ou non, au monde animal. Animal à part entière ou animal à part, l’homme est indissociable de ses voisins à deux, quatre, six, huit pattes, à nageoires, ailés ou autres et c’est tant mieux comme ça.
N.HOUSSEN
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27.03.2006
Où l'on voit que "Le tueur" mérite bien son nom
Je fais un rajout express ( normalement, la suite des "Chats et nous" est prévue pour dans 4 jours ) parce que le spectacle que le mâle dominant alias "Le tueur" m'a offert ce soir, je ne l'aurais jamais imaginé.
Voilà la scène : ayant terminé de manger, vers 20h15, je mets dans le sachet prévu à cet effet dans l'évier l'os de poulet ( l'os de la hanche, la précision est utile ) que j'avais terminé.
Evidemment, le marron saute sur l'occasion et sur l'os et se met à le ronger par les deux bouts. Il "joue" avec 5 minutes, avant de le lâcher, n'ayant plus rien à en tirer.
C'est à ce moment là que "Le tueur", resté à l'écart pendant que le marron s'épuisait sur l'os, entre en scène.
Il s'en saisit, en faisant le dos rond ( pourquoi ? ), et se met à le mâcher doucement au début. C'est après que ça devient intéressant. Lorsqu'au suçotage succèdent les bruits de bris d'os : il mâchait littéralement cet os, pour finalement l'engloutir !
Je ne l'aurais pas cru si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux vu ! Ce n'était pas un petit os fragile ni celui d'un volaille de l'eau, non ! Un vrai os de vrai volaille pays, bien dur. Et ce chat l'a englouti sous mes yeux ! C'est quand j'entendais les craquements de l'os sous sa mâchoire que j'ai compris que celui-là, mieux valait que les autres le respectent, autrement, sa mâchoire de fer se ferait fort de les ramener à de meilleurs sentiments...
Nazir
18:50 Publié dans Animaux à mi-mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les chats et nous, suite...
Ce mâle dominant a bien sûr son harem, constitué d’une chatte, dont le pelage blanc immaculé a récemment été souillé par une blessure ( dont l’origine est douteuse ; ces chats étant farouches, il est d’autant plus compliqué d’examiner la blessure ; par ailleurs les vétérinaires ne travaillant pas pour la peau patate, c’est le cas de le dire, on ne peut se permettre de guérir toute la misère féline du monde ). Cette chatte blanche a elle-même un petit, tout blanc avec des yeux bleus, qui a apparemment depuis la naissance un problème de locomotion : ses pattes arrières sont écartées et il est assez pénible de le voir circuler ainsi sans pouvoir rien faire pour lui – les vétérinaires bénévoles ne courant pas les rues, c’est un euphémisme de le dire, il est condamné à plus ou moins long terme, mais…l’avenir nous le dira ).
Un harem, disais-je. Quelles sont, et où sont les autres, alors ? Eh bien, quand je vous disais que les chats sont compliqués. En réalité, je ne connais pas « les autres », tout simplement parce qu’elles ne sont pas là. Dans la cour, chez nous, je veux dire. Où sont-elles ? Mystère ! Existent-elles vraiment, ces autres du supposé harem ? Oui, peut-être, sans doute. Mais pour l’heure, il est vrai que ne puis assurer qu’elles existent vraiment. Si je le dis, c’est parce que comme le mâle est souvent de sortie pour une ou plusieurs nuits, je suppose qu’il va « rôder » ailleurs. Les spécialistes en matière féline pourront m’apporter leurs éclairages sur ce point.
Nous avons vu le mâle dominant, sa femelle et son petit. Passons maintenant au quatrième, à la présence « anormale » dans ce tableau de famille parfaite. Car d’où sort-il, ce quatrième ? Mystère, mystère…
Sa couleur – ses couleurs – d’abord : beige clair, aux pattes marron foncé, c’est mon préféré, pour ne rien vous cacher. L’excentrique de la bande. Le plus joli, aussi. De par ses couleurs, de par sa face amusante, de par son intelligence visible « à l’oeil nu ». Il a un je-ne-sais-quoi ( ou plutôt un je-ne-sais-que-trop-quoi ) de plus que les autres. Il est plus joueur ( quand les autres sont plus « froids » et distants ), plus marrant ( les autres sont plus « sérieux » ), plus attachant, finalement, que les autres. Peut-être cela vient-il de son statut particulier : ni dominant, ni femelle – c’est un mâle* – de dominant, ni « héritier ». Il a donc toute latitude pour exprimer son caractère, il n’a pas à se retenir, il peut « se lâcher ». La suite dans quatre jours…
N.HOUSSEN
* : ce n'est plus tout à fait sûr. Car je vois mal un mâle agiter sa queue sous le nez du tueur sans risquer de se faire laminer. Le mâle semble donc être une femelle.
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23.03.2006
Les chats et nous
Les chats que nous avons dans notre jardin, qui le soir s’installent sur notre terrasse, qui vont jusqu ‘à rôder à l’intérieur quand ils croient que nous ne les verrons pas, qui marquent de leur odeur tenace et nauséabonde leur territoire, ces chats nous en apprennent plus sur la vie qu’aucun livre ne pourra jamais le faire.
Les relations sociales, le jeu, la chasse, la réussite, l’échec, le pouvoir, l’affection, la souffrance, toutes ces notions, tous ces comportements, tous ces sentiments très « humains » dit-on, que nous retrouvons chez ces mammifères que nous côtoyons depuis si longtemps.
Observons-les à la chasse. On choisira évidemment, si on veut que l’étude ait quelque intérêt, des chats qui n’ont pas encore été complètement abrutis par la vie de « pas chats » que certains ont cru bon de leur faire mener. Je veux évidemment parler de ces félins qui ne méritent d’ailleurs plus ce qualificatif, gavés qu’ils sont de croquettes ou de pâtée, nonchalants, éteints, bref, de ces animaux chez qui les hommes ont réussi à tuer tout instinct animal ( ! ).
Non, les chats dont je vous parle sont encore « farouches ». Pas au point de fuir toute présence humaine mais quand même encore assez pour refuser toute caresse, voire même toute tentative d’approcher d’eux de trop près.
Le mâle dominant le territoire constitué du voisinage est un beau tacheté gris et noir, trapu, vif, bref, au vrai profil de tueur. Il le prouve d’ailleurs à l’occasion en trucidant un rat qui passait par là et qui a eu le malheur de croiser sa route, en annihilant chez moineaux, tourterelles et autres serins toute envie de s’installer sur les toits par ses attaques foudroyantes, en dégoûtant tout lézard de s’installer dans le jardin, d’où ils ont littéralement disparu ( ce qui n’est pas sans poser d’autres problèmes : équilibre écologique rompu et ses conséquences, etc… : de là à rendre les chats responsables de la prolifération des moustiques, il n’y a qu’un pas ). La suite dans trois jours…
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16.02.2006
Chic ! Chic ! Chic !
Salam,
aedes albopictus, arbovirose, fénitrothion, BTI, rémanence, etc, etc...
Depuis quelques temps, le grand public découvre ces mots barbares associés à ce virus chikungunya dont il n'est plus nécessaire de faire la pub.
Pourtant, ces mots nous sont assénés comme si nous étions tous experts en entomologie ( science qui étudie les insectes ), en maladies virales, en produits chimiques et biologiques.
Certes, nous pouvons toujours nous référer aux ouvrages, nous informer par tous les moyens dont nous disposons. N'empêche qu'il y a longtemps que la presse et les médias en général n'avaient plus considéré leurs usagers avec une si haute idée de leur niveau de connaissances. Réjouissons-nous-en tant que le moustique est là. Car une fois qu'il aura disparu, le vocabulaire médiatique risque de se réduire à nouveau comme peau de chagrin.
Salam
Nazir
15:08 Publié dans Animaux à mi-mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.02.2006
Poules mouillées
Salam,
les deux poules noires ( je dis poule pour faire simple ) collet plumé ( volailles de l'eau nourris au grain ) qui se trouvaient dans la cage du haut ont atterri dans le grand poulailler parce que j'avais laissé la porte de la cage ouverte. Elles ont donc sauté et ne peuvent plus remonter, empâtées qu'elles sont.
Là, entourées de volailles pays, dont un coq et une poule ainsi qu'une demi-douzaine de coquelets et poulettes, elles sont tombées comme qui dirait comme deux habitants du 16ème en plein Bronx. Elles sont dans un coin dont je ne les ai pas vues sortir, scrutant ces étranges et intimidants gars la cour, osant à peine bouger.
Elles se sont même réfugiées à un moment dans la mangeoire qui était renversée, l'une bloquée au fond, l'autre la poussant. J'ai d'abord souri en voyant ce pathétique spectacle puis, agacé, je les ai sorties de leur trou.
Leur comportement est d'autant plus incompréhensible que les gars la cour ( les poules pays ) ne montrent aucun signe d'agressivité, ne leur ont pas même mis un coup de bec.
Ca me fait penser à cette société parano dans laquelle nous vivons et qui érige l'autre - celui qui ne nous ressemble pas, qui a l'air étrange ou que nous ne voulons tout simplement pas voir - en ennemi avant même de lui avoir parlé. Société qui se croit à l'abri dans son trou, ignorant qu'un jour ou l'autre, le lapin finit toujours par sortir de son terrier, de gré ou de force.
Salam
Nazir
15:49 Publié dans Animaux à mi-mots | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07.02.2006
La parade nuptiale du paradisier magnifique
Salam,
et non pas : la magnifique parade nuptiale du paradisier. Quoi que magnifique, d'ailleurs, ce n'est pas la parade dudit volatile qui se voit qualifiée de magnifique, c'est bien le volatile lui-même. Magnifique, c'est le mot. Qui l'a vu ce mardi aprés-midi ( sur Tempo, parce que sinon, c'est en Nouvelle-Guinée ou en Australie que vous auriez une chance - infime - de l'apercevoir ) ? Devant la robe terne de sa compagne, qui aurait tout de même pu s'habiller, quand même, la livrée éclatante de monsieur paradisier magnifique en jetait. Jabot vert émeraude, ailes d'un jaune virant à l'orange, point rouge sur le dos, dos d'où émergent les deux plumes blanches rectrices recourbées... Rien à dire : le paradisier magnifique mérite son qualificatif et le vidéaste japonais qui l'a aperçu ce jour-là a bien eu raison de remercier les villageois qui lui avaient indiqué l'aire du gracieux volatile.
Salam
Nazir
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