18.05.2007

Cétacé ! Dit la baleine en colère !

Salam,
les gens mariés (les amoureux idem) sont égoïstes, c'est bien connu. En plus, c'est même pas moi qui le dit. C'est bien connu, c'est tout.
Ils ne pensent plus qu'à eux-mêmes (sont égoïstes, donc. Redondance pour bien appuyer sur ce défaut qui les caractérise). Ils se fichent bien des autres. Ils oublient les difficultés qu'eux-mêmes ont éprouvées avant de pouvoir -enfin !- se caser et ils trouvent amusant (ces sadiques) de regarder les autres échouer dans leurs tentatives acharnées d'échapper à la malédiction du célibat...
Salam
Nazir

20.04.2007

Désamour

Salam,
un ami me confiait récemment qu'étant gros ( ce qui est faux, il est juste un peu enveloppé, rien à voir en tous cas avec Obélix) et pauvre ( ce qui peut-être plus vrai que la première proposition), il avait bien du mal à se trouver une épouse, une compagne, un péli, bref, une femme.
Je puis le rassurer (?) en lui disant que pour les minces ( voire maigres) et au cul comme moi ( oui, ça se voit moins mais ça n'en est pas moins vrai), ça n'était pas plus facile. En tous cas, c'est un fait : les filles ne semblent pas pressées de se marier. On ne peut pas les forcer, c'est sûr. Mais comme je le faisais remarquer à ma chère maman l'autre jour, comment ne pas comprendre dans ces conditions que tant de jeunes - hommes - zarabes soient tentés d'aller voir ailleurs ( où c'est plus facile, lui avais-je dit) ? Comment leur lancer la pierre, après ça, et vu que notre communauté ne semble pas si inquiète que ça de voir tant de leurs jeunes acculés au célibat forcé et prolongé ?
Salam
Nazir

02.01.2007

Réserves naturelles

Salam,
Mon amour ! A-t-on encore le droit de prononcer cette phrase ? Ou bien « mon amour » serait-il condamné, dans le monde qu’on nous prépare, à n’être plus qu’un souvenir à ranger dans un coin bien obscur de notre esprit ? On n’a plus le droit de dire « mon amour » de nos jours sans qu’on vous complique la vie au point que, pour être tranquille, vous abandonnez cette phrase à son triste sort, la condamnez à l’oubli à force de n’être plus prononcée.
« Mon amour » est-il en voie de disparition ? Oui, si j’en crois mes oreilles. Mais peut-être le susurre-t-on au creux de l’oreille, quand on est seuls, sûrs de ne n’être entendu que par celui ou celle à qui « mon amour » est destiné. C’est sûrement ça. Je me faisais des idées. Ca me rassure. Ouf ! Sauvé ! Mon amour a encore de beaux jours devant lui, protégé qu’il est dans des réserves naturelles au sein desquelles il pourra se développer à l’abri des oreilles et des regards indiscrets.
Y survivra-t-il ? Oui si l’on en juge par le développement ( en termes de population ) des animaux qu’on parque dans des réserves. C’est sûr qu’ils y sont à l’abri. Libres, sans doute pas. Mais vous me direz qu’entre une liberté à risques et une captivité sécurisante, les animaux ( et nous, et nous ? ) ont vite choisi.
Salam
N.HOUSSEN

30.12.2006

Conjuguer le verbe aimer

Salam,
Les femmes aiment qu’on leur dise et leur montre qu’on les aime. Le problème, c’est que les hommes croient qu’elles le savent instinctivement, naturellement, et qu’il n’est donc pas besoin de renouveler les preuves d’amour.
Or, les amoureux devraient savoir qu’offrir des fleurs, des cadeaux, écrire des poèmes et les dire, chanter, sortir, toutes ces choses augmentent l’amour, ils ne le réduisent pas. Jamais. Sauf si évidemment vous ne fréquentez que des personnes au coeur endurci mais là, après tout, c'est votre problème si vous aimez ça ( les coeurs endurcis) : les goûts et les couleurs...
Les aspirants au mariage qui croient qu’il suffit que leurs parents fassent la demande auprès des parents de l’autre, sans qu’eux-mêmes aient à fournir aucun effort, connaissent finalement bien mal la nature humaine d’abord, celle des femmes ensuite. Regardez les animaux, les oiseaux, par exemple : quels efforts fournit monsieur oiseau pour parvenir à gagner l’amour de mademoiselle oiseau ! A voir tous ces efforts, on est en droit, nous hommes, de se demander si nous serons jamais un jour à la hauteur. On peut en douter.
Si nous parvenions un jour à fournir ne serait-ce que le centième des efforts que déploient les animaux en matière de séduction, éh bien nous pourrons dire que nous aurons progressé sur la bonne voie.
En attendant, continuons à essayer, tant bien que mal, de rattraper l’énorme retard que nous avons pris sur nos voisins les animaux, dans ce domaine-là en particulier ( car il y a tant et tant d’autres domaines dans lesquels leur avance sur nous est telle, que nous ne pouvons que rêver de pouvoir les égaler un jour ).
Pour finir, un mot sur la violence conjugale qui, on le sait, ronge ce qui nous reste de sociétés : l'exemple du Prophète, qui n'a jamais levé la main sur aucune de ses femmes, devrait faire réfléchir certains, qui n'ont que lui comme modèle à la bouche mais le trahissent dans les faits.
Salam
Nazir Houssen