28.06.2008

Sport et célibat

Salam,

pourquoi est-ce si difficile, chez nous, musulmans, de trouver un(e) partenaire ? Les autres n'ont pas tant de difficultés, eux. Alors que faut-il faire ? Faire comme eux ? Pourquoi pas ? Certains n'ont pas attendu pour imiter les autres.

On se demande à quoi pense notre communauté... Quand ce n'est pas le laxisme absolu (fais ce que tu voudras mon fils, ma fille), c'est la privation absolue (je te surveille et tu sais que je te surveille et même si je suis distrait, Lui te surveille, alors sache que tu es surveillé et si ça ne suffisait pas, on mettra des caméras pour que tu saches bien que, où que tu ailles et quoi que tu fasses, tu es surveillé(e)).

Bref, où aller ? Que faire ? Pratiquer le jeûne ? Oui. Jusqu'à épuisement complet ? Faire du sport. Bonne idée. Et après la 3ème mi-temps, on savonne le dos de ses partenaires ? Car je ne sais pas si vous l'aviez remarqué, chers lecteurs, mais en sport, la séparation hommes-femmes est stricte : pas une femme parmi les 11 joueurs d'une équipe de foot ! Pas une tenniswoman pour affronter un tennisman ! Pas une rugbywoman parmi tous ces rugbymen !

La séparation des sexes dans le sport a de quoi laisser songeur. Quand on pense que des femmes musulmanes auraient voulu nager à l'abri des yeux de ces messieurs et que, mixité oblige, on le leur a interdit ! A quand une gardienne de but dans les filets de l'équipe de France masculine, messieurs les farouches gardiens de la laïcité ?

Salam

             Nazir HOUSSEN

 

17.05.2007

Apprendre, encore et toujours

Post publié sur le site du Temps (journal suisse)
Adresse internet : www.letemps.ch

Petites ambitions

Par ailleurs, le 9 mai 2007

Et voilà ! L'ambition de la France définie par Nicoléon III: que la France devienne un pays de propriétaires, que ceux qui veulent faire des heures sup' puissent le faire. L'argent et le patrimoine matériel: de biens petites ambitions pour un pays si souvent donneur de leçons. Finalement c'est sans doute ça la rupture!

En tous cas, je fais partie des 47% de Français qui ne se sont pas retrouvés du tout dans les "ambitions" de Nicoléon III. Mes valeurs restent toujours les mêmes: apprendre les langues étrangères, découvrir d'autres cultures, pratiquer la musique, lire, apprendre, apprendre et toujours apprendre. Alors franchement, devenir propriétaire ou faire des heures sup'...

10.05.2007

Ces courriers que vous ne lirez jamais...

Je constate avec effarement que bon nombre de musulmans - réunionnais - ont voté et voteront Sarkozy. Apparemment, ce dernier peut les traiter, eux et leurs semblables de Métropole, d'exciseurs, de polygames ( et quand bien même ce serait le cas ?), d'égorgeurs de moutons dans les baignoires ( la faute
à qui ?) et de tout ce qu'il voudra, j'ai l'impression que ces corréligionnaires atypiques sont fascinés par
ce sosie de Le Pen, qui se déclare (et que de dangereux naïfs persistent à croire) républicain. Si lui est républicain, alors Mme Royal doit être monarchiste...
Je ne dis pas que Mme Royal est la panacée. Mais elle a au moins le respect de ses concitoyens, que n'a
pas Sarkozy. Il parle de "diabolisation" de sa personne mais il se débrouille très bien lui-même pour qu'on n'ait pas besoin de le faire. Si Azouz Begag l'a lâché pour Bayrou, ce n'est pas un hasard. Si Bayrou refuse de débattre avec lui, ce n'est pas un hasard.
On pourrait accumuler à l'envi les graves atteintes de Sarkozy à la dignité des uns et des autres et même si
beaucoup (de carpettes ?) le rejoignent, il n'inspire ni ne respire la confiance.
Finalement, et pour revenir à nos électeurs locaux : il semblerait que plus on humilie les gens, plus ils
s'agenouillent devant le premier parvenu qui passe. A croire que le président de l'UMP a promis à certains
des privilèges exhorbitants s'ils le soutenaient. Celui de les laisser égorger le mouton sur le palier peut-être ?
Lamentable. Lamentable et triste. Mais après tout, qu'y pouvons-nous, si certains aiment se faire cocufier, pour reprendre la formule de Le Pen ?
N.HOUSSEN

23.04.2007

Ferme la porte, v'là les nuls !

Salam,
De quoi parler au lendemain d’élections si ce n’est d’élections et d’électeurs (de moins en moins lecteurs) ?
Quelles leçons en tirer ? Que les beaufs sont de plus en plus beaufs ( cf la présidente du Conseil Général se réjouir de ce que dans son canton – le seul de toute la Réunion -, Sarkozy arrive en tête. Belle victoire, Mme la présidente ! Pour vous et tous les beaufs de commerçants de la rue Maréchal Leclerc qui font de la politique entre deux clients…
Les beaufs ? Ceux qui votent Sarkozy (ceux qui votent Royal ne le sont pas moins, qui vont voter la trouille au ventre). Manque flagrant de conviction : quand on vote « parce que l’autre risque de l’emporter », c’est de l’engagement mou, pour rester poli. « Les français se passionnent à nouveau pour la politique » : Faute de mieux ? Lorsque le paysage économique et social est aussi peu ragoûtant, on se raccroche à ce qu’on peut, on se rassure comme on peut.
Le Pen toujours à plus de 10%, ses idées et ses électeurs récupérés par un candidat que les candides jugent toujours « républicain » (le jour où il enverra l’armée et les chars dans les banlieues, on dira qu’il fait respecter l’ordre… républicain).
Bref et pour en finir avec la nausée qui me prend, juste dire aux gens de continuer à élever l’alarme antivol – de voiture -, l’alarme anti-effraction – de domicile -, sans oublier l’alarme anti-personnel et toutes les alarmes dont ils parsèment leur « monde » ( qui est aussi le mien), au rang d’objet sacramentel, c’est bon pour le moral ( des commerçants qui leur vendent en faisant les profits dont ils se gardent bien de divulguer les montants aux pigeons qu'ils sont).
Salam
Nazir

22.04.2007

Scrutons bien ( le paysage - politique)

Salam,
Sarko 29 et des poussières, Ségolène 26 et des poussières, Bayrou 18 et quelques, Le Pen 10,8...
Résultat des courses ? Sarko a récupéré les électeurs FN et est toujours considéré par les siens et par certains autres naïfs comme un "républicain" ( hahaha...). Le Pen, ex-tortionnaire en Algérie fait toujours plus que l'extrême-gauche réunie ( les communistes compris), ce qui dans une démocratie est du plus bel effet, n'est-ce pas ? Mais on parle, on parle, et pendant ce temps, que font les bonnes et braves gens ? Elles votent Sarko, qui leur promet boulot, boulot, boulot (et pas, jamais dodo).
Et voilà les socialos qui vont ratisser du côté du centre ( bien obligé), donc de Bayrou, qui a pris sous son aile Begag ( avec qui Sarko... etc... cf le dernier livre de l'ex-ministre de la Promotion sociale et de l'égalité des chances), qui n'incitera pas à mon avis son électorat à voter Sarko mais je peux me tromper, et puis les électeurs font ce qu'ils veulent...
Bref, l'incertitude est à la fois totale ( du point de vue des scores de l'une et de l'autre) et... inexistante.
Salam
Nazir

10.04.2007

Blague à part

Salam,
"il y a quelque chose de pourri dans le royaume." Ce qu'il y a de pathétique dans cette campagne présidentielle, c'est la vacuité des 3 candidats principaux ( Bayrou, Sarko, Royal), leur chassé-croisé perpétuel, leur façon de rebondir l'un sur ce que dit l'autre, reflétant par là-même leur absence de fond. Ils n'ont pas de fond, ils sont superficiels. Alors que la candidate communiste, par exemple ( oui, je voterai communiste au cas où vous vous posiez encore la question), me semble bien plus crédible. Idem pour Olivier Besancenot. Alors, pour ceux qui en ont assez de l'omniprésence du trio de tête BSR, je leur propose de se pencher sur le trio BBB ( Besancenot, Buffet, Bové).
Salam
Nazir

14.03.2007

Paris-Alger par les quartiers

Gaz : Sarkozy fait des avances à Alger

Le partenariat GDF-Sonatrach proposé par le candidat de l'UMP relève surtout d'un effet d'annonce.
Par GARÇON José
QUOTIDIEN : mercredi 14 mars 2007

L'annonce est saisissante : plutôt qu'une fusion entre GDF et Suez, Nicolas Sarkozy «préfère un partenariat» entre GDF et Sonatrach, la puissante compagnie algérienne des hydrocarbures, pour «sécuriser» l'approvisionnement de la France et des Européens en gaz. Cette bombe, lancée ce mardi dans le Monde par Patrick Devedjian, un proche du ministre de l'Intérieur, est dans la droite ligne des avances à l'Algérie faites depuis peu par le candidat de l'UMP à la présidentielle. Le 28 février, lors de sa conférence de presse internationale, Nicolas Sarkozy avait en effet proposé à Alger «un accord de coopération dans le nucléaire civil en échange d'un partenariat sur l'exploitation des champs gaziers». Patrick Devedjian a complété cette idée en proposant de créer un «grand groupe gazier euro-africain» qui permettrait de «renforcer les liens entre Paris et Alger [...], de stabiliser l'immigration» et de «mettre le gaz algérien en concurrence avec le gaz russe», qui représente un quart des approvisionnements de la France en gaz.
in Libération.fr


Extrait de l'article de Mouloud Aounit sur oumma.com,
citant Nicolas Sarkozy.

Le 5 février, devant près de 7 millions de téléspectateurs, le ministre candidat se lâche ; il lance un avertissement menaçant aux populations des quartiers : « Personne n’est obligé, je répète, d’habiter en France, mais quand on habite en France, on respecte ses règles, c’est-à-dire qu’on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas le mouton dans son appartement et on respecte les règles républicaines ».

Commentaire :

Quel franc-parler ! Il aurait pu ajouter : on ne circoncit pas ses garçons, on ne se laisse pas pousser la barbe et on prend un nom français, tant qu'à faire...
Dans le même temps, cela ne lui pose pas de problème de lorgner vers les ressources gazières de l'Algérie, pays musulman. Peut-être que dans cette "population des quartiers" à qui il s'adresse sur ce ton méprisant, se trouvent plein de... "français d'origine algérienne" qui lui feront regretter ses paroles, qui sait ? C'est peut-être pour ça (ou à cause de ça) qu'il préfère parier sur les électeurs du FN. C'est lui qui voit...

16.02.2007

Facteur X

Salam,
je regardais l'autre soir Olivier Besancenot répondre aux questions du public sur le plateau présenté par PPDA. L'un des seuls candidats qui abordent franchement la question du rapatriement des troupes françaises basées en Afrique. C'est vrai qu'il n'a rien dit sur celles qui sont en Afghanistan... Oubli volontaire ou pas ?
Moi qui m'étais convaincu de voter pour la candidate communiste ( Marie-George Buffet pour ceux qui ne suivent pas l'actualité de la campagne, dominée il est vrai par le couple Sarko-Royal ), je me prends maintenant à douter : voterai-je pour Besancenot ? A la réflexion, je me dis que la gauche non socialiste ( LCR, LO, Bové, etc ) aurait dû se regrouper derrière Marie-George Buffet, quitte à lui imposer pour prix de leur ralliement, des éléments de leur programme. Au lieu de ça, on a maintenant comme 3ème homme... Bayrou.
Ca promet d'être passionnant, ces élections : un vrai feuilleton tragi-comique.
Salam
Nazir

15.01.2007

Pour qui voterez-vous le 22 avril ?

Salam,
pour qui vais-je voter le 22 avril prochain ? Comme si la question se posait...
Au premier tour, je sais parfaitement pour qui je vais voter. Mais au deuxième ? C'est bien le problème.
Entre Sarkozy et Royal, je voterai pour Royal. Entre Sarkozy et Le Pen, je voterai Sarkozy ( sanglots ), et entre Le Pen et Royal, je voterai Royal, comme tout le monde ( enfin, tout le monde moins les 18% de lepénistes purs et durs : si, si, rappelez-vous le second tour en 2002 ).
Dire qu'on n'a pas encore voté pour le premier tour et déjà, déjà, les alternatives qui risquent de s'offrir à nous au second ( selon toutes... probabilités ) ont de quoi donner la nausée à n'importe qui tant soit peu attaché aux valeurs de la République.
Entre un raciste affiché, un raciste à peine déguisé et une bcbg doucereuse, les français ne seront pas plus mal représentés finalement que les américains avec leur président actuel. Ces ( tristes ) comiques risquent de nous faire rire - jaune - une nouvelle fois, portés, par nous, au pouvoir. Tiens ! Je sais maintenant ce que je vais voter au second tour !
Salam
Nazir

03.10.2006

De l'art de se mordre la queue

Nicolas Sarkozy s'en prend
au maire de Cachan

NOUVELOBS.COM | 03.10.06 | 18:19

Le ministre de l'Intérieur accuse Jean-Yves le Bouillonnec d'avoir voulu faire "un coup politique" en accueillant les familles expulsées du squat.

Nicolas Sarkozy a soulevé la colère des socialistes mardi 3 octobre en accusant le maire PS de Cachan (Val-de-Marne) et des associations d'exploiter à des fins politiques la misère des familles réfugiées dans un gymnase.
"Du côté du gouvernement, nous voulons soulager la misère et non pas l'exploiter", a lancé le ministre de l'Intérieur lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
"Il existe des associations politisées qui utilisent la misère de malheureux en leur conseillant de rester au gymnase pour provoquer des problèmes politiques", a-t-il ajouté.
Nicolas Sarkozy avait auparavant reproché au député-maire PS de Cachan d'avoir voulu faire "un coup politique" en accueillant le 18 août dans un gymnase une partie des familles expulsées la veille d'un squat de la ville.
Demande de rappel au règlement
Tandis que les députés PS manifestaient leur colère sur leurs bancs, l'élu visé, Jean-Yves Le Bouillonnec, a demandé à pouvoir bénéficier en fin de séance d'un rappel au règlement pour "fait personnel".
Sur le fond, Nicolas Sarkozy a affirmé que le dialogue avec les représentants des 200 à 300 familles hébergées dans le gymnase avait repris "en ce moment même".
Il a également réitéré son offre d'offrir une solution d'hébergement "à tous ceux qui sortiront du gymnase", une proposition refusée jusqu'à présent. "L'offre est raisonnable", a insisté le ministre de l'Intérieur.
L'hospitalisation lundi de deux des six anciens squatteurs de Cachan en grève de la faim depuis le 21 août a souligné l'urgence du problème, notamment sur le plan sanitaire.
France Terre d'Asile a offert mardi de mettre à la disposition des familles 36 places d'hébergement dans un centre de transit de Créteil et 20 places en hôtel "compte tenu de la gravité de la situation à Cachan".
"Ces propositions doivent être comprises comme une aide humanitaire à la sortie de crise et non comme une volonté de briser la solidarité des mal-logés qui composent la majorité des personnes expulsées du squat de Cachan", écrit l'association dans un communiqué.
Elle précise que le centre de transit de Créteil est normalement réservé à des demandeurs d'asile et qu'elle n'accepte de déroger à cette règle qu'en raison de l'insistance des pouvoirs publics et de la détresse des mal-logés.
Une réunion vendredi dernier entre des représentants des familles et une conseillère au cabinet du ministre de l'Intérieur, Rachida Dati, a permis de rétablir le contact, écrit mardi Libération.
Dominique Sopo, de SOS-racisme, et Patrick Gaubert, président de la Licra, auraient joué les médiateurs officieux compte tenu de la stratégie de fermeté de Nicolas Sarkozy, ajoute le quotidien.
(Reuters)

Commentaire : le ministre de l'Intérieur accusant les associations d'être politisées alors même que les politiques sont compromis jusqu'au cou avec tous les lobbys possibles et imaginables : c'est comme qui dirait d'un grotesque démesuré. Sans compter que c'est prendre les gens pour ds cons. Mais ça, c'est déjà moins grave vu que, depuis le temps, on s'y est habitué.
N.HOUSSEN


L'Express du 28/09/2006
Pour qui roulent vos députés
par Eric Mandonnet

Les députés français, avant d'écrire la loi, subissent de multiples pressions. Comment les lobbys s'y prennent-ils pour les influencer? Comment les élus de la République deviennent-ils les porte-parole de certaines causes? Dans Députés sous influences (Fayard), dont L'Express publie des extraits, les journalistes Hélène Constanty et Vincent Nouzille montrent la face cachée de l'Assemblée nationale. Pour la première fois, un classement établit une hiérarchie des 577, des plus actifs aux moins zélés. Ségolène Royal apparaît comme une députée discrète, tandis que le conseiller parlementaire de Nicolas Sarkozy n'est pas loin de mélanger les genres.

A voir : Députés sous influences, le blog d'Hélène Constanty et Vincent Nouzille

Ils sont les représentants de la nation. Ni ceux de leur territoire, ni ceux de leurs électeurs, ni ceux d'un intérêt privé quel qu'il soit. Pourtant, ils deviennent parfois, en raison des activités de leur circonscription, des porte-parole de secteurs industriels ou de causes sociétales. Les lobbys encerclent et pénètrent souvent le Palais-Bourbon. Les «protabac» et les anti. Les promilitaires et les anti. Les pro-Turcs et les pro-Arméniens. Les prochasse et les anti. Et tous les autres.
Ils sont 577. A l'image de la France: il y a des paresseux, des grandes gueules, des stakhanovistes de la question et des fantômes. Les députés français n'ont jamais fait l'objet d'un suivi scrupuleux de leur comportement ni d'une étude sur les influences qu'ils subissent. C'est pourquoi le livre de deux journalistes, Hélène Constanty et Vincent Nouzille, Députés sous influences. Le vrai pouvoir des lobbies à l'Assemblée nationale (Fayard, 504 pages, 22 €, à paraître le 4 octobre), est une première, suivie prochainement d'un reportage de Lundi Investigation, sur Canal . L'étude minutieuse révèle une multitude de collusions. Le hit-parade des élus en fonction de leurs interventions recensées en séance publique pendant deux ans et demi permet de repérer les plus consciencieux et les moins zélés. Extraits.

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